Daddy, à quoi tu joue ? #65 – Wolfeinstein II: The New Colossus

J’ai eu la chance de voir apparaître les premiers FPS, les « Doom like » comme on disait dans les années 90. Parmi eux, il a eu Wolfeinstein et ses nombreuses suites. Mais alors que le style s’est massivement orienté vers le multijoueur, Bethesda a fait le cheminement inverse. Le développement de Wolfeinstein: The New Order, sorti en 2014, a été confié au studio MachineGames pour faire une expérience solo prenante avec un scénario qui n’aurait rien à envier à Hollywood.
Le second épisode, Wolfeinstein II: The New Colossus, vient de sortir et en voici mon avis…

Dans Wolfeinstein: The New Order, nous avions laissé B.J. Blazkovicz pour mort après qu’il ait mené à bien sa mission en tuant le Boucher, un nazi sanguinaire.
Mais il a survécu et nous le retrouvons prêt à aller botter le derrière à l’armée du IIIe Reich, qui a envahi et conquit les États-Unis d’Amérique. À sa tête, la démoniaque Frau Engel

Wolfeinstein II: The New Colossus – Vous l’aurez votre putain de guerre !

Derrière ce résumé qui laisse supposer une histoire basée sur le boum boum pan pan t’es mort, il y a malgré tout beaucoup plus de profondeur dans le scénario. En effet, sous couvert de révolution contre l’oppresseur nazi, on découvre des personnages torturés psychologiquement par les horreurs de la guerre et une narration particulièrement bien ficelée.

On retrouve avec plaisir notre équipe composée de Anya, Caroline, Bombate, Max et évidemment B.J. à bord du Marteau d’Eva, un sous-marin volé aux allemands lors de The New Order et qui nous sert de QG. Ils sont rejoints par de nouvelles têtes, dont Grâce, une afro-américaine qui dirige la Résistance à New York.

Les dialogues sont absolument géniaux, passant du sombre (le monologue de Grâce sur la bombe atomique tombée sur N.Y.) au comique avec des vannes fusant à tout va.
Tout le jeu suit l’enfance de B.J. en fil rouge. On découvre donc ses états d’âme au fur et à mesure de ses flashbacks

Je vais m’arrêter là en ce qui concerne le scénario. Il y a bien trop de moments WTF ! Je ne compte plus les fois où j’ai crié : « Noooooooooon ? Ils n’ont pas osé ? »
Et bien si !
Frau Engel nous gratifie d’un moment qui restera dans les annales et on a aussi droit à une scène d’anthologie qui mérite à elle seule l’achat de Wolfeinstein II: The New Colossus.

Donc pour éviter de vous spoiler, je vais en rester là. Évitez également d’aller jeter un coup d’œil à mes captures d’écrans sur le Xbox Live

Wolfeinstein II: The New Colossus – J’adore l’odeur du napalm au petit matin

Niveau gameplay on reste sur du très classique, puisque les bases ont été posées par Wolfeinstein: The New Order. On traverse donc les niveaux en dézinguant du nazi à tout va. On retrouve globalement les mêmes ennemis que dans le précédent épisode, mis à part quelques petits nouveaux pour diversifier un peu.

Du côté des armes on est aussi dans le classique avec les habituels uzis, fusils à pompe, carabines et pistolets. En revanche, les armes lourdes offrent une puissance de feu colossale et un gameplay plus lent et destructeur. Il est également possible de tenir une arme par main pour défourailler de la droite tout en snipant de la gauche…
Le début du jeu nous fait revire un choix difficile de The New Order. En choisissant de laisser vivre Fergus ou Wyatt, on obtiendra une arme basée sur le feu ou l’électricité. Cela n’apporte rien au gameplay, hormis une sensation différente pour dézinguer du boche.
Chaque arme peut être améliorée grâce à des kits d’upgrade trouvé de-ci de-là.

Wolfeinstein II: The New Colossus est un jeu qui va à 100 à l’heure. Ça ne s’arrête jamais ! Seuls les moments de transition à bord du sous-marin nous laissent respirer. Sinon, on passe notre temps à foncer en déversant un flot ininterrompu de feu et de sang, le passage vers la suite du niveau s’ouvrant généralement une fois le dernier ennemi abattu. Même mis à terre par un soldat adverse, on peut continuer à tirer !

Wolfeinstein II: The New Colossus – Restez groupir !

J’ai la chance d’avoir fait Wolfeinstein II: The New Colossus sur Xbox One X, le jeu y est particulièrement beau. Les effets de lumière, les reflets sur l’eau, les visages… tout est fait pour nous mettre dans l’ambiance. Le la Louisiane à la Zone 52 de Roswell, en passant par le Marteau d’Eva, les décors sont vastes. Parfois un peu trop. Les textures y sont souvent inégales, mais dans un jeu aussi bourrin ce sont des détails sur lesquels on s’arrête rarement.

Là où le jeu excelle, c’est dans la bande-son et les doublages. Les musiques sont dans le thème, parfois épiques et toujours justes. Je me suis vu m’arrêter de jouer uniquement pour profiter de certaines mélodies agréables à écouter.
Pour ce qui est des doublages, la copie est presque parfaite. La VF est juste, les acteurs ont fait un excellent boulot pour une adaptation de très bonne qualité. Patrick Poivey, qui est la voix française de Bruce Willis, a bien repris le rôle de Blazko. Il a remplacé Patrick Béthune, qui est décédé du cancer le 9 novembre dernier, et dont la voix collait parfaitement à notre héros.

C’est un vrai plaisir de prendre son temps pour écouter les dialogues entre deux personnages dans une rue. On ne tombera jamais deux fois sur les mêmes paroles. C’est savoureux d’entendre des échanges de la vie à bord du Marteau d’Eva ou bien les propos scandaleux d’officiers allemands ou de membres du Ku Klux Klan.

Wolfeinstein II: The New Colossus : mon avis

Mais que ce jeu est jouissif ! Bourrin et gore à souhait, avec un peu de cul aussi, Wolfeinstein II: The New Colossus bénéficie d’une réalisation aux petits oignons. Durant une petite quinzaine d’heures, en difficulté moyenne, on en prend plein les yeux et les oreilles.
Je regrette juste que l’intelligence artificielle soit autant à la ramasse, ça gâche un peu l’expérience de jeu. Les niveaux sont également un poil trop ouverts pour rien, où juste pour quelques collectibles sans intérêt, on s’y égare trop souvent. L’absence d’un marqueur d’objectif sur la carte fait que l’on tourne parfois en rond pendant un moment avant de trouver où aller.

Mais le fun procuré par Wolfeinstein II: The New Colossus et son scénario génial font qu’on s’éclate de bout en bout.
J’attends le dernier épisode de la trilogie avec impatience !

ATTENTION PARENTS !!!!!

Wolfeinstein II: The New Colossus est gore, il y a énormément de sang, de gros mots et un peu de cul, je le déconseille aux moins de 16 ans. Évitez également de jouer en présence d’enfants, il n’est vraiment pas un spectacle pour eux.

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J’aime Je n’aime pas
Un scénario génial Une IA à la ramasse
Des scènes et des dialogues d’antologie Un level design parfois trop brouillon
Une VF parfaite Des affrontements qui s’éternisent souvent
Une bande-son excellente
Une durée de vie très acceptable avec une bonne rejouabilité
Graphiquement bien réussi

Wolfeinstein II: The New Colossus
8/10
8/10

En résumé

Wolfeinstein II: The New Colossus est un jeu remarquablement réalisé, avec un scénario très bien ficelé (ce qui est rare pour un FPS). L’action y est frénétique, l’humour complètement déjanté et il y a des scènes complètement WTF qui resteront dans ma mémoire. Un jeu à faire absolument !

Daddy Gamer Chief

Papa de trois petites demoiselles, une de 9 ans, une de 3 ans et une toute fraîchement née ainsi que d'un petit garçon de 2 ans, j'arrive tout de même à concilier mon travail, mon rôle de père, ma passion pour le jeu vidéo et le basket. De ce fait, j'ai créé ce blog afin de partager avec vous tous mes passions, mais aussi mes expériences vidéo-ludiques avec mes enfants. Ce blog n'a pas vocation à remplacer les grands sites tels que jeuxvidéo.com ou GamerGen.com, mais bien de faire partager avec le plus grand nombre ce qu'est la vie de papa gamer avec quatre enfants.

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