Daddy, à quoi tu joues ? #61 – Gran Turismo Sport

Si jamais vous espériez Gran Turismo 7, je vais tenter de vous éviter de lire ce long test dès maintenant. Gran Turismo Sport est un jeu axé multijoueur et toute la partie solo se limite à un gros tutoriel.
Voilà qui est dit. Si je ne vous ai pas encore perdus, attachez votre ceinture, c’est moi qui conduis !

Si vous avez lu mon test de Forza Motorsport 7, vous savez que je ne suis pas un adepte des simulations de voitures. Moi mon truc, c’est de dégommer les adversaires à coups de « Takedown » et c’est encore mieux avec un lance-roquettes placé sur le capot…
Mais j’aime ces jeux qui me donnent du challenge et je ne pouvais passer à côté de Gran Turismo Sport !

Gran Turismo Sport : le solo

Ce n’est pas par ce que GT Sport est orienté multijoueur, qu’il n’y a pas de mode solo. C’est justement un excellent tutoriel avant de se lancer en ligne.
Le mode Arcade est tout ce qu’il y a de plus classique : des courses sur chaque tracé du jeu et avec les véhicules de notre choix – le contre la montre – le jeu à deux pour affronter un pote en écran splitté. On peut y régler à peu près tout, de l’heure de la journée, le nombre de tours, la puissance des bolides, et même la météo.
Cela permet de se familiariser gentiment avec le gameplay tout en cumulant de l’expérience et des Credits.

Le mode Campagne usurpe son nom, car il n’a absolument rien à voir avec que l’on peut attendre de lui. En effet, il est divisé en deux : École de conduite et Expérience du circuit.
Dans École de conduite, il s’agit d’une succession de défis, que l’on ne peut même pas appeler permis tant le challenge proposé est faible. Même moi j’ai réussi à tous les réaliser avec une médaille d’or !
Dans Expérience du circuit, on apprend à connaître parfaitement des portions de circuit afin de savoir comment négocier tel ou tel virage pour réaliser les meilleurs temps. Bien évidemment, il faudra ensuite parcourir le tracé en entier pour faire péter le chrono et ainsi débloquer les médailles de bronze, d’argent ou d’or.

Enfin, le mode Campagne propose 74 missions à accomplir. Leur difficulté est progressive, de la plus soporifique à celles qui font s’arracher les cheveux. Encore une fois, l’objectif est de nous enseigner les rudiments de la conduite et à mémoriser les moindres pièges des différents circuits.

Pour terminer sur le solo, il y a la compatibilité avec le PS VR !
Malheureusement, tout le contenu de Gran Turismo Sport n’est pas jouable en réalité virtuelle. Seulement 18 circuits sont accessibles en 1 contre 1. Il ne faut donc pas espérer des courses aux multiples concurrents comme dans Driveclub, mais les sensations de conduites sont impressionnantes et je préconise même l’utilisation d’un volant pour une immersion encore plus poussée.

Gran Turismo Sport : le multijoueur

Clairement, GT Sport est tourné vers la compétition entre joueurs : le mode Sport.
On bénéficie d’une page de joueur avec notre profil de pilote, nos stats et récompenses. On a même des followers, qui sont de plus en plus nombreux au fur et à mesure de nos victoires.
On peut aussi y personnaliser notre avatar en choisissant la couleur de son casque et de sa combinaison. C’est dommage, Polyphony Digital n’a pas jugé bon de créer des avatars féminins comme on peut en avoir dans Forza Motorsport 7.

Il y a donc trois événements multijoueur proposés toutes les vingt minutes. Il suffit de s’inscrire quelques minutes avant pour que le matchmaking nous trouve une place parmi des 24 pilotes de notre niveau. Le temps que la course commence, on peut s’échauffer en usant la gomme sur le circuit. Nos temps sont ainsi conservés afin de définir notre place sur la grille de départ. Ces chronos deviennent aussi des références pour les prochains événements sur le même circuit. Si on a réalisé un temps de malade qui n’est jamais battu, il ne sera pas nécessaire de recommencer à chaque fois pour être bien placé sur la grille.

Les événements changent chaque jour, ce qui évite la lassitude et de trop s’habituer à toujours faire la même chose. Des championnats de grande envergure sont même déjà prévus : Course des nations, Championnat des constructeurs et une Coupe Polyphony Digital. Cela pourra ravir les plus acharnés d’entre nous.

Bien sûr, il est aussi possible d’entrer dans le Salon pour y faire des courses personnalisées. Vous pourrez choisir de nombreux paramètres, notamment choisir un niveau minimum requis pour participer et ainsi éviter de vous faire pourrir une course par des pilotes du dimanche tels que moi. Il est aussi possible de régler l’autorisation de l’ABS, des ravitaillements, le nombre de tours…

Le plus important dans un jeu multijoueur, c’est la stabilité des serveurs. Alors que c’était compliqué de se connecter à un lobby pour une course lors de la démo, dans la version finale de Gran Turismo Sport il est super facile de se trouver une partie ou un événement à rejoindre sans se faire éjecter à tout va.
Un paramètre à ne pas ignorer est également le comportement des joueurs. Il y a les pilotes, les vrais, ceux qui passent les virages au cordeau et les autres, comme moi… Oui je l’avoue ! Le frein ? Connais pas ! Si t’es devant moi et que tu freines, c’est toi qui me ralentiras… Je vais d’ailleurs vous citer une phrase de ma Grande Recrue qui m’a regardé tester Gran Turismo Sport lors de mes premières cessions de jeu :

En fait, papa, il te faudrait des circuits sans aucun virage…

Je crois que ça me résume assez bien.

Donc, avant de pouvoir accéder au mode Sport, le jeu nous impose de passer par l’École du fair-play. Il ne s’agit que de regarder deux vidéos : la première explique pourquoi il faut être un pilote sympa et la seconde montre ce qu’il ne faut pas faire…
Chaque pilote est donc noté de S à E (S, A, B, C, D et enfin E pour moi) dans deux critères, le RP et le RFP.
Le premier est tout simplement notre Rang de Pilote qui correspond à nos résultats sur les circuits.
Le second est le Rang de Fair Play. Pour faire simple, si vous êtes impliqués dans des accidents ou si vous heurtez un peu trop les pare-chocs adverses, votre RFP baissera.
C’est donc avec ces deux critères que vous serez inclus dans certaines parties plutôt que d’autres.

Pour les zazous tels que moi, qui ont tendance à couper les chicanes (sans freiner, c’est compliqué de faire autrement, non ?) ou à envoyer les autres goûter aux graviers, il y a un système de pénalités. En fonction de l’infraction, il faudra soit lever le pied de 1 à 10 secondes ou voir la pénalité s’appliquer sur notre chrono final et donc on se verra rétrogradé au classement le cas échéant.

Mais attention ! Si vous voulez absolument jouer avec moi, vous avez toutes les chances de vous retrouver pris dans un accident, et donc voir votre RFP baisser. Même si vous n’êtes pas responsable du carambolage !
Vous risquez donc de vous retrouver encore plus souvent contre des zazous comme moi et voir votre RFP baisser encore plus…

Gran Turismo Sport : un habillage soigné !

Tout comme j’ai pu le dire de Forza Motorsport 7, Gran Turismo Sport est également une ode à la course automobile.
Les voitures ainsi que les circuits sont absolument magnifiques et les décors sont un régal pour les rétines.
Les défauts techniques tels que l’aliasing ou le scintillement sont quasiment invisibles sur ma vieille PS4 Fat, je n’ose imaginer le rendu visuel sur PS4 Pro en 4K…
Je regrette juste que GT Sport ne soit toujours pas le premier Gran Turismo à proposer les dégâts visibles sur les voitures.

Le menu principal est aussi classe que pratique, on peut regarder des vidéos retraçant l’histoire des plus grandes marques de voitures chez le concessionnaire, éditer les livrées de manière complète et immortaliser ses plus belles créations grâce au mode photo utilisable en course.

Là où je mets un bémol à GT Sport, c’est dans son contenu. Le jeu ne propose que 170 voitures, il manque donc une quantité non négligeable de constructeurs mythiques. Le nombre de circuits est aussi très pauvre, puisqu’on en compte que 17, déclinés en une quarantaine de tracés.
Seuls six sont issus du monde réel et même les légendaires pistes des Gran Turismo telles que Apricot Hill, Deep Forest ou Trial Mountain ne sont pas présentes…

Il y a malgré tout quelques courses de rallye, mais elles sont limite injouables tant les pistes semblent avoir été passées au savon noir, et le karting qui n’apporte pas grand-chose au jeu.

L’autre grief que je reproche au jeu de Polyphony Digital est l’absence de météo dynamique et d’écoulement du temps. Il est donc impossible de voir le soleil se lever en pleine course ou d’être surpris par une soudaine averse.

En revanche, la maniabilité est dans l’ensemble excellente et s’adapte à tous les niveaux de pilotage grâce aux nombreux réglages disponibles. Donc si j’essaye de m’appliquer, j’arrive à faire quelques courses sans trop me prendre la tête à cause d’une simulation trop poussée. Les pros des circuits seront malgré tout beaucoup plus à l’aise manette en main ou, encore mieux, s’ils possèdent un volant.

Gran Turismo Sport : mon avis

Tourné résolument vers le multijoueur, Gran Turismo Sport risque d’en dérouter plus d’un, notamment à cause de l’absence remarquée d’un vrai mode carrière.
En revanche, malgré le faible nombre de voitures et de circuits ou de météo dynamique c’est une ode magnifique au sport automobile.
Si le jeu online ne vous rebute pas, ce GT Sport saura sans aucun doute vous ravir.

ATTENTION PARENTS !

Pour une fois je n’ai rien à dire, hormis la même chose pour tout jeu en ligne : attention aux oreilles chastes des plus jeunes avec les commentaires parfois injurieux des autres joueurs…

J’aime Je n’aime pas
Très beau, même sur une vieille PS4 Fat Un solo trop anecdotique 
Accessible aux débutants Trop peu de voitures
Un mode VR appréciable, bien que trop pauvre Trop peu de circuits
Une interface au top Pas de météo-temps dynamiques
Pas de dégâts visibles sur les voitures

Gran Turismo Sport
6/10
6/10

En résumé

Gran Turismo Sport est une ode au sport automobile, mais attention, ce n’est qu’un jeu multijoueur. Le solo est juste un tutoriel permettant de se familiariser avec le pilotage et n’apporte pas un grand challenge.
Malgré tout, nous sommes face à un grand jeu et j’espère que Polyphony Digital l’améliorera dans le futur grâce à des DLC.

Daddy Gamer Chief

Papa de trois petites demoiselles - 11, 6 et 2 ans - ainsi que d'un petit garçon de 4 ans, j'arrive tout de même à concilier mon travail, mon rôle de père, ma passion pour le jeu vidéo. De ce fait, j'ai créé ce blog afin de partager avec vous tous mes passions, mais aussi mes expériences vidéo-ludiques avec mes enfants. Ce blog n'a pas vocation à remplacer les grands sites mais bien de faire partager avec le plus grand nombre ce qu'est la vie de papa gamer avec quatre enfants.

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One Response

  1. vanouchou 25 octobre 2017

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