Daddy, à quoi tu joues ? #70 – Assassin’s Creed Origins

Je suis fan de la licence Assassin’s Creed, ce n’est un secret pour personne. J’attendais donc Assassin’s Creed Origins avec impatience. Cette attente était d’autant plus grande, car Ubisoft avait annoncé une refonte complète du gameplay et parce que mes amis, qui font partie des plus grands fans de la licence (coucou Seb ! Coucou Claudio ! 😉), ne tarissaient pas d’éloges à son sujet.
De plus, je suis féru d’histoire et la civilisation égyptienne du temps des pharaons me fascine. Ce jeu avait donc tout ce qu’il fallait pour me passionner…
J’ai donc refusé tout nouveau test de jeu pour la dernière quinzaine de novembre et je me suis plongé corps et âme en Égypte.
Maintenant que je suis arrivé au bout de l’histoire et que j’ai obtenu les 1000 G de récompense (équivalent du Trophée de Platine pour les PlayStation), voici mon avis…

Nous sommes donc en l’an -49 avant Jésus Christ à Siwa en Égypte. Bayek est un Medjay, un protecteur du peuple, qui voit son fils unique se faire assassiner par les membres de l’Ordre des Anciens sous ses yeux. Il part donc en croisade avec sa femme Aya pour venger la mort de Khemou afin que son âme puisse reposer en paix dans les champs de roseaux…

Assassin’s Creed Origins – C’est le lion de Cléopâtre…

Avant même de commencer à jouer, la première chose qui saute aux yeux c’est qu’Assassin’s Creed Origins est absolument magnifique. J’ai la chance de jouer sur Xbox One X, il l’est donc d’autant plus, mais sur les PS4 et Xbox One « normales » il reste une vraie merveille à regarder.
En général, lorsqu’un jeu est en monde ouvert, les développeurs font le choix de ne pas surcharger le Blu-ray en limitant les textures ou certaines fonctionnalités. Dans le cas d’Assassin’s Creed Origins rien n’a été mis de côté. Les personnages, principaux ou non, la faune, la flore, les éléments, l’alternance du jour et de la nuit… Tout est absolument superbe !

Bon, il reste malgré tout quelques bugs qui surgissent de temps en temps ou des éléments du décor qui apparaissent soudainement. Mais cela n’est rien comparé à l’orgie visuelle permanente.
En effet, que l’on soit en ville, dans le désert, en montagne ou sur le Nil, le photoréalisme du jeu est saisissant.

Habituellement je m’attarde assez peu sur les qualités et les défauts visuels d’un jeu, mais dans le cas d’Assassin’s Creed Origins ce serait dommage de ne pas en profiter. J’ai passé des heures à contempler les environnements, les gens qui vont et viennent en fonction de l’heure de la journée et même les animaux.
Je pourrais vous écrire un pavé juste sur la beauté du jeu, je vais donc vous laisser admirer les quelques images d’illustration de ce test. Elles sont issues du mode photo, accessible à tout moment dans l’aventure, et proviennent de ma partie…

Assassin’s Creed Origins – Coucou Senu !

Là où Assassin’s Creed Origins tranche avec la série, c’est par son gameplay. Il ne s’agit plus d’un jeu d’action/aventure comme les précédents épisodes, mais d’un action-RPG.
Cela signifie que la quantité d’armes à ramasser est colossale, que l’on peut les améliorer pour les rendre plus puissantes, que les possibilités de customisation de Bayek et de sa monture sont immenses et qu’un arbre de compétences bien pensé permet d’apprendre de nouvelles techniques à notre Medjay.

Mais c’est manette en main que l’on découvre tout ce changement, cette révolution même, pour la série. En effet, fini les combats chorégraphiés avec un timing parfait pour les contres. Désormais, la liberté d’action est plus grande.
On dispose de trois attaques de mêlée : le coup normal, le coup puissant ou brise garde et une attaque surpuissante qui ne se déclenche qu’après avoir rempli une jauge d’adrénaline. Les arcs permettent quant à eux d’attaquer à distance. On peut locker un ennemi et tourner autour à la manière d’un Bloodborne, les esquives se font  en contrant avec le bouclier ou en effectuant une roulade soit latérale soit en arrière. En associant ces techniques avec un bon choix d’armes, peu d’adversaires seront capables de nous résister.

 

Mais si notre héros monte désormais en level, ce n’est pas pour rien. Les ennemis ont eux aussi un niveau, de 1 à 40, et il faudra toujours mieux se frotter à un ennemi plus faible pour s’assurer la victoire. C’est donc là que Senu intervient. Comment ça je ne vous ai pas encore parlé d’elle ?
Il s’agit d’un aigle femelle qui joue un rôle crucial dans la préparation d’une mission. Arriver dans une place fortifiée sans avoir sondé les alentours avec Senu c’est la mort assurée. En effet, l’oiseau à la vue perçante est capable de nous indiquer le niveau des soldats présents, mais aussi l’emplacement des trésors et autres entrées secrètes. Il est donc primordial de ne plus bourriner comme on a pu le faire auparavant… Enfin presque, car une fois le level des ennemis connu, il est aisé de rentrer dans le tas s’ils sont bien plus faibles que notre héros.

Mais encore une fois la multitude d’armes permet une approche différente. Les plus bourrins choisiront un arc de guerrier qui envoie cinq flèches d’un coup et tireront dans le tas, les plus stratèges opteront plutôt pour un arc de prédateur. Celui-ci bénéficie d’un zoom plus que conséquent et permet de diriger sa flèche. Difficile de rater un headshot une fois que cette technique est maîtrisée…

Le côté infiltration est bien moins présent que dans les autres Assassin’s Creed. Mais je pense que c’est une volonté des développeurs. Je ne souhaite pas vous spoiler l’histoire, je vais donc en rester là à ce sujet.

Assassin’s Creed Origins – Ave, Caesar, morituri te salutant !

Pour Assassin’s Creed Origins, Ubisoft nous propose une carte immense. On y retrouve le bon et le moins bon de ce qu’il se fait actuellement dans les mondes ouverts.
Dans les bons côtés, on retrouve les déplacements à cheval ou à dos de dromadaire qui offrent des scènes magnifiques, la possibilité de piloter une felouque sur le Nil, la nage en surface ou en profondeur (attention aux terribles hippopotames !) et bien d’autres surprises…
Pour ce qui est des mauvais, il y a ces déplacements interminables (heureusement qu’il y a des points de téléportation), quelques bugs inhérents à ce type de jeu, les personnages non jouables qui se ressemblent tous malgré leur diversité, mais ce qui m’a le plus marqué c’est l’impossibilité de grimper aux arbres. Il est quelquefois permis de passer sur des branches afin de filer d’un bâtiment à un autre, mais c’est impossible de fuir un crocodile ou de préparer une embuscade en escaladant un tronc.

 

Qui dit monde ouvert, dit missions annexes. Quelle est l’utilité d’un tel espace à visiter s’il n’y a rien à y faire. Alors les développeurs nous ont préparé de nombreuses activités. Il y a les pillages de tombeaux, les courses de chars ou encore les combats de gladiateurs. Mais en sa qualité de Medjay, Bayek se doit d’aider le peuple d’Égypte. De ce fait, on lui demande d’aider la rébellion, d’assassiner un quelconque gradé de l’armée ou encore de protéger un philosophe.
Ces missions ne sont pas là pour faire du remplissage et augmenter artificiellement la durée de vie du jeu. Bien au contraire ! Elles sont toutes scénarisées et ont chacune leurs dialogues et cinématiques, nous éclairant sur un point encore un peu flou de l’histoire principale, nous enseignant les divinités et croyances égyptiennes ou pour tout simplement nous faire découvrir le mode de vie de l’époque.

Assassin’s Creed Origins – Alea jacta est !

Moi qui voulais résumer ce test, je crois que c’est raté. Enfin presque, car il y a tant à dire…
J’aurais pu ajouter que les quelques passages avec Aya apportent des coupures rafraîchissantes et bienvenues, mais que ceux dans le présent sont anecdotiques et là que pour poser une intrigue en vue d’une suite.
Mais comment résumer un jeu aussi complet que j’ai mis 77 heures à terminer (1000 G et toutes les missions annexes comprises) ? Je crois que le plus simple est d’en revenir à un mot : plaisir.
Assassin’s Creed Origins est plaisant à jouer, même si parfois on a l’impression de tourner en rond en enchaînant un peu trop les missions secondaires. Il nous donne enfin la possibilité de connaître les premiers instants de la confrérie des Assassins et offre un second souffle à cette série que j’affectionne.
Il est sans conteste un des jeux de l’année 2017, ce serait dommage de passer à côté d’une telle pépite.

Et surtout n’oubliez pas que rien n’est vrai, tout est permis…

ATTENTION PARENTS !!!!!

Assassin’s Creed Origins n’est pas un jeu pour les petits enfants. On y tue, souvent violemment, et le sang coule à flots. En revanche, le travail de reproduction historique est tel qu’il ne faut pas se priver de montrer le phare d’Alexandrie, le Sphynx ou les pyramides aux enfants dont l’Égypte des Pharaons est au programme à l’école. Il faut juste avoir bien avancé dans le jeu afin de ne pas être importuné par des combats impromptus.

J’aime Je n’aime pas
L’Égypte des Pharaons reproduite fidèlement Quelques bugs et ralentissements
Par Osiris, que c’est magnifique ! Les scènes dans le présent
Une liberté totale L’infiltration pas assez poussée
Toutes les missions annexes sont scénarisées Une IA qui a encore du mal
L’aigle Senu
Le système de combat
Un scénario très bien ficelé
Aya ! (aïe, aïe, aïe !)

Assassin's Creed Origins
9/10
9/10
  • - 9/10
    9/10

En résumé

Pour Assassin’s Creed Origins, Ubisoft a su s’inspirer de ce qu’il se fait de mieux en matière de monde ouvert. Les développeurs ont ajouté un scénario parfaitement ficelé, des missions annexes qui servent l’histoire ou la compréhension de l’époque et des graphismes à faire pleurer de bonheur.
Cet épisode est incontestablement le plus abouti de la série, mais la marge de manœuvre est encore grande pour qu’Ubi nous propose un jeu encore plus grandiose pour la suite…

Daddy Gamer Chief

Papa de trois petites demoiselles, une de 9 ans, une de 3 ans et une toute fraîchement née ainsi que d'un petit garçon de 2 ans, j'arrive tout de même à concilier mon travail, mon rôle de père, ma passion pour le jeu vidéo et le basket. De ce fait, j'ai créé ce blog afin de partager avec vous tous mes passions, mais aussi mes expériences vidéo-ludiques avec mes enfants. Ce blog n'a pas vocation à remplacer les grands sites tels que jeuxvidéo.com ou GamerGen.com, mais bien de faire partager avec le plus grand nombre ce qu'est la vie de papa gamer avec quatre enfants.

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2 Comments

  1. juliag0re 20 décembre 2017
    • Daddy Gamer Chief 20 décembre 2017

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