Daddy, à quoi tu joues ? #54 – Agents of Mayhem

Volition et Deep Silver sont de retour, non pas avec un nouveau Saints Row, mais avec une nouvelle licence déjantée : Agents of Mayhem. Ne cherchez pas de subtilité, voici un jeu bien bourrin, comme je les aime. C’est d’ailleurs pour cela que j’ai souhaité le tester.
Voici mon avis.

Mayhem est une organisation dirigée par la sulfureuse Persephone Brimstone qui à l’aide de ses agents lutte contre l’organisation terroriste Legion. Dirigée par l’infâme Docteur Babylon elle a décidé de prendre le contrôle de la planète, en commençant par Séoul.

Les Agents de Mayhem

Ils sont une douzaine à avoir rejoint la base ARK de Mayhem. Chacun possède une personnalité exacerbée, de puissants pouvoirs et une envie incommensurable de botter le derrière au Docteur Babylon.
On commence l’aventure avec trois d’entre eux, puis on les débloque au cours du jeu en achevant les missions qui leur sont propres. Ils ont tous une bonne raison d’avoir intégré Mayhem et on découvre leurs histoires au fur et à mesure des objectifs secondaires.

Une mission débute avec trois agents de notre choix, que l’on aura évidemment boostés au préalable grâce aux points d’expérience et bonus glanés au cours des affrontements précédents. Il est possible de passer à tout moment d’un personnage à un autre, que l’on soit en manque de vie ou pour utiliser une capacité spéciale en particulier.
Mais n’imaginez pas que la tactique prend une place importante dans Agents of Mayhem, une fois que vous aurez trouvé votre trio de héros préféré, vous n’en changerez plus. Et puis vous attendrez bien souvent que votre agent soit mort pour passer au suivant, puisque de toute façon il sera ressuscité dès que vous aurez obtenu un item de pouvoir Mayhem (c’est à dire très rapidement).

De l’autre côté, il y a les vilains méchants pas beaux de Legion. Ils apparaissent où ils veulent quand ils veulent et ont une fâcheuse tendance à casser les pieds. Ils attaquent par vagues de plus en plus puissantes, jusqu’au capitaine, voire jusqu’au boss…

Agents of Mayhem : que de vide !

Pas besoin d’y aller par quatre chemins. D’ailleurs c’est l’un des leitmotivs du jeu qui se veut bien bourrin et défoulant. Parfois même un peu trop.
On voit notre personnage de dos et on avance en tirant sur tout ce qui bouge. Oui tout ! Dézinguer un civil n’apportera même pas un malus…
La panoplie des coups est assez limitée pour une jouabilité immédiate. Dash, double ou triple saut, supers coups et pouvoirs Mayhem (tourelle automatique, barrage d’explosions, frappe orbitale…) sortent à tout va dans une profusion d’effets pyrotechniques. On se sent pousser des ailes tant le pouvoir de destruction qui est mis dans nos mains est impressionnant.


Malheureusement, on est trop souvent entouré de vide… La ville de Séoul possède un level design pauvre. On s’ennuie à la traverser. C’est surement pour cela que les sbires du Docteur Babylon nous y harcèlent.
Elle est à peine peuplée de piétons, tous semblables, pas capables d’éviter les voitures sans pilotes qui parcourent les rues.
Les voitures qui nous sont fournies ont une inertie encore pire que les bolides du premier V-Rally sur la PS1. Leur comportement sur la route est à peu près aussi bon que celui d’un bloc de béton monté sur des savonnettes. Le pire, c’est que pour aller de mission en mission, il est obligatoire d’appeler sa voiture ou d’en emprunter une dans le trafic. En effet, les développeurs n’ont pas prévu de téléportation à différents points de la ville, alors que les agents quittent leur base en se téléportant… On passe donc des heures à essayer de contrôler notre véhicule tout en allant le plus vite possible.

Les ennemis ont une routine d’attaque et une IA digne d’un poisson rouge. Les contourner pour les occire est plus facile que de piquer le biberon à la Mini Recrue. Après quelques heures de jeu, on sait même lequel de nos agents sera le plus pratique pour venir à bout de tel ou tel adversaire…
L’avantage est qu’on s’amuse à zapper d’agent en agent pour terminer la mission au plus vite.

Il y a aussi la base de Legion. En fonction de la mission, on y pénètre par diverses entrées situées un peu partout dans la ville. On s’imagine donc qu’elle doit être gigantesque.
En fait non ! On visite toujours les mêmes salles, la plupart restent vides, désespérément vides. On y vient en général pour tuer un officier protégé par son escouade et on ressort de là aussi vite qu’on y est entré…

Agents of Mayhem : mon avis

Bizarrement, malgré ce tableau assez sombre que je viens de vous exposer, j’ai pris du plaisir à jouer à Agents of Mayhem. Je revendique mon droit d’aimer les jeux bien bourrins ! 😜
Ceux qui sont de ma génération auront la joie de découvrir les cinématiques en dessins animés qui sentent bon les G.I. Joe, M.A.S.K., ou les Maîtres de l’Univers. On sent que les développeurs ont puisé leurs inspirations dans les années 80. Dommage que les graphismes en cell shading soient moches et indignes de ce que l’on peut attendre sur nos consoles et PC.
Pour ceux qui aiment savoir le temps qu’il faut pour terminer un jeu, sachez qu’il vous faudra une douzaine d’heures pour achever le scénario principal (dont vous n’aurez pas un souvenir impérissable). En revanche, si vous souhaitez recruter tous les agents, terminer toutes les missions secondaires et éventuellement vous attarder sur le système de recherche et développement proposé dans la base de Mayhem, il faudra très largement dépasser la cinquantaine d’heures.
Il est aussi dommage qu’après l’humour explosif de Saints Row 4, les développeurs n’aient pas trouvé de quoi nous bidonner une nouvelle fois devant notre écran. Les vannes lancées par les agents m’ont tout juste fait sourire.

Je trouve donc qu’Agents of Mayhem est un jeu sympathique pour quiconque souhaite bourriner sans se préoccuper de la finition du jeu. Mais il faudra faire fi des nombreux défauts de conception qui rendent parfois l’expérience un peu laborieuse. Il est bourré de bonnes idées, mais qui ont été mal utilisées.
Payer 70 € est un peu excessif, mais vous pourrez le trouver d’ici quelques semaines pour une vingtaine d’euros, ce qui est un tarif plus juste.

ATTENTION PARENTS

Agents of Mayhem est effectivement un jeu bourrin, mais sa violence est récréative et défoulante. Il n’y a pas de gerbes de sang, de membres découpés ou autres horreurs. En revanche, les héros ont parfois un langage un peu cru qui pourrait être répété, à bon ou mauvais usage, par les plus jeunes.
Le PEGI 18 est peut-être un peu surdimensionné, je ne le conseillerais pas en dessous d’un âge minimum de 13-14 ans.

J’aime Je n’aime pas
Le gameplay intuitif Un monde ouvert inutile
Bourrin à souhait.. … un peu trop diront certains
Des cinématiques en dessins animés qui sentent bon les années 80 Un gros (énorme) manque de finition
Un casting d’agents plutôt sympa Les voitures horribles à piloter
Une IA au ras des pâquerettes 

Agents of Mayhem
6/10
6/10
  • Scénario - 4/10
    4/10
  • Graphismes - 5/10
    5/10
  • Prise en main - 8/10
    8/10
  • Bande son - 7/10
    7/10
  • Durée de vie - 7/10
    7/10

En résumé

Agents of Mayhem est un jeu bourrin qu’il faut sortir de temps en temps pour se défouler. Le scénario ne casse pas trois pattes à un canard, mais sa prise en main immédiate en fait un allié idéal pour se détendre une petite heure après le travail… ou plus si affinité.
En revanche, il faut attendre un peu pour que son prix baisse, car sa réalisation technique est bien loin de ce que l’on peut espérer sur nos puissantes consoles (et PC !).

Daddy Gamer Chief

Papa de trois petites demoiselles - 11, 6 et 2 ans - ainsi que d'un petit garçon de 4 ans, j'arrive tout de même à concilier mon travail, mon rôle de père, ma passion pour le jeu vidéo. De ce fait, j'ai créé ce blog afin de partager avec vous tous mes passions, mais aussi mes expériences vidéo-ludiques avec mes enfants. Ce blog n'a pas vocation à remplacer les grands sites mais bien de faire partager avec le plus grand nombre ce qu'est la vie de papa gamer avec quatre enfants.

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