Daddy, à quoi tu joues ? #84 – F1 2018

Cela fait bien longtemps que je ne m’intéresse plus à la Formule 1. En effet, le passage de la diffusion sur des chaînes payantes a mis fin à mes siestes devant le Grand Prix du dimanche. Sur console, c’est compliqué d’investir chaque année dans une licence dont on n’est pas absolument fan. Chez moi, c’est NBA 2K qui tient ce rôle. Ça fait donc bien longtemps que je n’ai pas touché à un jeu de F1.
C’est donc avec grand plaisir que j’ai testé F1 2018, qui m’a permis de me mettre à jour sur ce sport mécanique que j’ai délaissé bien trop longtemps…

F1 2018 : Hamilton et Vettel sont dans un cockpit…

L’avantage avec les jeux de F1 c’est que la prise en main est assez rapide. En mode facile, il suffit de prendre le volant et de foncer au milieu des chicanes et des virages. En revanche, cela se complique une fois que l’on désactive les différentes aides à la conduite et qu’il faut gérer l’usure des pneumatiques. La difficulté joue également un rôle sur le niveau de pilotage des pilotes adverses, mais aussi sur la tendance de notre monoplace à déraper dans un virage si on sort de la trajectoire ou si on se prend un peu trop pour une tondeuse à gazon…

Mais cela reste assez classique pour un jeu de course automobile. Là où F1 2018 est intéressant, c’est lorsqu’on se lance dans le mode carrière. Après avoir renseigné nos noms, nationalité et autres informations, il est temps de choisir une écurie.
Chose étrange, il n’est pas nécessaire de faire ses preuves dans divers défis pour qu’un constructeur nous choisisse. Il suffit d’avoir une affinité avec l’un d’entre eux pour décider d’en intégrer l’équipe. Il ne nous est pas non plus demandé de gagner notre place de titulaire dans un baquet, on est directement propulsé dans les essais libres du premier Grand Prix de la saison à Melbourne.

Avant cela, on a malgré tout droit à un petit briefing, notamment en ce qui concerne les attentes de l’écurie en terme de performances. On peut également, si on le souhaite, et surtout si on sait faire, gérer la multitude de réglages de notre bolide.

Viennent ensuite donc les sempiternels essais libres, les essais qualificatifs (sur un tour seulement) et enfin la course. En fonction de nos performances, notre place au classement des pilotes évoluera, mais aussi la satisfaction de nos employeurs et de nos équipes à notre égard, ainsi que l’intérêt que notre réputation dans les paddocks.

Il est aussi possible de participer à des défis à bord de formules 1 mythiques sur des circuits tout aussi prestigieux. Ils n’ont malheureusement aucune incidence sur notre carrière et ne nous servent qu’à débloquer quelques Succès/Trophées.

Mais ce que j’ai trouvé le plus sympa dans ce mode carrière, ce sont les interviews. Il n’est malheureusement pas possible de compter fleurette à la jolie journaliste, en revanche les réponses à ses questions ont une importance non négligeable. À la manière d’un NBA 2K où les conférences de presse ont une influence sur notre appréciation vis-à-vis des fans et des autres joueurs, dans F1 2018 nos équipes techniques prennent en compte nos remarques. C’est donc en précisant à la journaliste que la voiture tient mal la route que les ingénieurs en pneumatique chercheront à améliorer la stabilité de notre monoplace. Et ceci est valable pour chaque paramètre majeur de notre F1.
Il ne faut pas non plus être ingrat, au risque de démoraliser l’équipe et de voir les avancées technologiques ralentir au fur et à mesure que la saison s’écoule.

F1 2018 : à fond, à fond, à fond !

Eh bien non ! Bien ce que pouvait en dire la marionnette de Jean Alési des Guignols, la F1 moderne ce n’est plus aller à fond et de freiner avant un virage. Il est désormais primordial de prendre en compte les avancées technologiques. Le SREC, système de récupération d’énergie, n’est pas à prendre à la légère. En effet, il peut être d’une aide cruciale en alimentant le moteur électrique. Mais sa batterie se vide rapidement et il faut savoir gérer son rechargement pour ne pas être pénalisé.

Il faut aussi bien savoir prendre les informations données par la radio. On peut faire des réglages à la volée grâce à une interface intuitive, mais il est primordial de bien la connaître, car il est hors de question de garder les yeux rivés dessus… sinon c’est un bisou au mur assuré ! Et les dégâts, particulièrement bien localisés sur notre F1 ont un impact non négligeable sur la conduite de la monoplace. C’est donc grâce à l’interface de réglages en course que l’ont peut aider notre voiture à finir la course.
On discerne bien d’ailleurs les effets de l’usure au fil des tours. La voiture se fait plus légère et plus rapide, mais les pneus s’usent et l’adhérence est moins bonne. Tout ceci se ressent parfaitement au pilotage, c’est impressionnant d’avoir la sensation des effets différents via la manette.

Vous aurez donc compris que le gameplay est excellent, mais le reste est également dans le peloton de tête. Sur Xbox One X, F1 2018 est absolument magnifique. il semblerait que ce soit également le cas sur PlayStation 4 Pro selon les avis d’amis qui jouent sur cette console. On se croirait réellement sur les circuits tant tout est parfaitement modélisé. Les voitures ont elles aussi subit le même traitement de faveur.

Je vous ai parlé plus haut que les réglages d’avant course étaient primordiaux. C’est parce que la météo peut nous jouer de mauvais tours en pleine course. L’équipe est composée d’un prévisionniste capable de nous dire si des précipitations sont prévues. Le type de pneumatiques doit être choisi en conséquence.
Les effets de la pluie se ressentent sur la conduite, mais également sur la visibilité. Si on joue en vue arrière, on ne pourra que remarquer la beauté du ciel lors d’un orage et les gouttes qui tombent sur la piste. En revanche, si on joue en vue casque, l’eau vient réduire la visibilité et il est fréquent de se faire éblouir lorsque le soleil revient après une averse. Même si on est assez loin de ce que peut proposer un Forza, la météo est un facteur à ne pas prendre à la légère.

Seul le HALO, cette nouvelle protection du cockpit en cette saison 2018 pose un gros problème de visibilité. En vue intérieure, il a tendance à gêner la visibilité et rend compliquée la vision dans les rétroviseurs. Heureusement, il peut être rendu transparent.
Même les bruitages sont criants de vérité. Chaque bolide rugi différemment et même les moteurs électriques des F1 les plus récentes émettent leur petit sifflement à l’accélération.

En ce qui concerne la modélisation des différents pilotes, leurs visages ont été mappés, ce qui permet de les reconnaître du premier coup d’œil. Bien que ce soit préférable que ces avatars ressemblent aux originaux, on les voit bien trop peu souvent hors de leurs cockpits pour que ce soit un critère important.

La dernière fois que j’ai joué à un jeu de F1, Jacques Laffite en avait effectué les commentaires. C’est désormais Julien Fébreau de Canal+ qui assure ceux de F1 2018 avant et après les courses. Sa prestation est tout à fait correcte, mais certaines phrases reviennent un peu trop souvent au mauvais moment.
L’ingénieur de piste qui nous parle via la radio est lui aussi bien souvent à contretemps. Il lui arrive de nous prévenir qu’il va être temps d’aller changer les pneus aux stands alors que la course vient de commencer ou d’annoncer de la pluie dans 15 minutes dans le dernier tour de piste…
De plus, il n’attend pas le bon moment pour nous donner des informations. Il a plutôt tendance à nous prévenir alors qu’on enchaîne des virages plutôt qu’on attaque une ligne droite.

F1 2018 : mon avis

J’aurais pu vous parler de F1 2018 durant quelques paragraphes encore. Mais à quoi bon ? C’est une édition bien réussie, très agréable à jouer pour les novices, comme pour les acharnés des réglages.
Les fans de multijoueur auront accès rapidement à des courses à leur niveau, mais regretteront qu’il manque une mise à jour des classements FIA et F1 eSport Series afin de savoir où ils se positionnent par rapport aux meilleurs pilotes du monde.
Quoi qu’il en soit, nous avons affaire à un excellent cru avec lequel j’ai repris goût à la F1.

ATTENTION PARENTS

Avec F1 2018, il n’y a pas vraiment de restriction pour nos enfants. Comme avec chaque jeu qui a un mode multijoueur, il faut faire attention au langage parfois ordurier des autres participants. Mis à part cela, ce n’est que du bonheur pour petits et grands !

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J’aime Je n’aime pas
Très beau graphiquement Les commentaires trop peu variés
D’excellentes sensations de conduite Les défis pas assez mis en valeur
La gestion de carrière assez complète L’ingénieur de course qui nous parle au mauvais moment
La voiture qui évolue au fil de la course Le jeu en ligne manque de classements
Des bruitages réalistes
Des choix qui influent sur le moral des équipes

F1 2018
8/10
8/10
  • - 8/10
    8/10

En Résumé

F1 2018 est une excellente mouture qui mériterait même l’achat d’un volant pour une plus grande immersion. Quoi qu’il en soit, ce jeu ravira les novices comme les experts de la F1 avec une prise en main agréable et une difficulté réglable. Il lui manque juste un jeu en ligne plus complet pour être presque parfait.

Daddy Gamer Chief

Papa de trois petites demoiselles, une de 9 ans, une de 3 ans et une toute fraîchement née ainsi que d'un petit garçon de 2 ans, j'arrive tout de même à concilier mon travail, mon rôle de père, ma passion pour le jeu vidéo et le basket. De ce fait, j'ai créé ce blog afin de partager avec vous tous mes passions, mais aussi mes expériences vidéo-ludiques avec mes enfants. Ce blog n'a pas vocation à remplacer les grands sites tels que jeuxvidéo.com ou GamerGen.com, mais bien de faire partager avec le plus grand nombre ce qu'est la vie de papa gamer avec quatre enfants.

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