Daddy, à quoi tu joues ? #85 – V-Rally 4

V-Rally 4 ! J’ai replongé 15 ans en arrière en entendant ce titre. 19 à vrai dire, car j’ai surtout brûlé la gomme sur V-Rally 2. Immédiatement, j’ai la voix du copilote qui m’est arrivée en tête : « long droite, sur gauche, se resserre… » et ce logo d’Infogrames a resurgi du passé.
Je me suis donc lancé à toute vitesse sur les pistes de V-Rally 4 à la recherche de mes sensations passées.
Le phénix a-t-il ressuscité de ses cendres ? C’est ce que nous allons voir dans ce test…

Ceux qui ont connu la grande époque de V-Rally se souviennent de sa maniabilité assez particulière. Dans le premier épisode, les voitures se comportaient comme des caisses à savon et on n’en voyait presque pas les côtés. Les deux autres épisodes ont petit à petit rectifié le tir pour ne pas disparaître face aux autres jeux automobiles tels que Ridge Racer, qui ont apporté une grande évolution en terme de jouabilité des jeux de course.
Mais nous sommes à l’heure de la 4K et des graphismes que nous n’aurions pas imaginé à la sortie de V-Rally premier du nom et V-Rally 4 s’est mis aux goûts du jour…

V-Rally 4 – le retour du mythe ?

J’ai ressenti dès le lancement du jeu que l’on avait affaire à un jeu de pure arcade. Musique qui vrille les oreilles et interface épurée affichent déjà la couleur de ce qui nous attend. Une voix féminine et dynamique, qui se présente comme notre agent, nous accueille afin de nous présenter le cœur du jeu, le mode V-Rally.

Nous y gérons un semblant de carrière lors de laquelle on peut recruter des mécaniciens, des ingénieurs et de nouveaux agents. Plus ils sont compétents pour réparer, inventer ou dénicher des contrats, plus leurs salaires hebdomadaires seront élevés. Afin de les payer, il faut participer à des courses, mais avant d’attaquer les pistes, il faut une voiture. Le concessionnaire est là pour nous proposer une cinquantaine de bolides plus ou moins récents. On y retrouve les mythiques Lancia Stratos, R5 Turbo, Clio 16S ou encore la Mini Cooper, mais aussi des modèles plus récents avec la DS3 ou encore quelques Porsche.
On peut enfin se lancer dans les courses…

Cinq types d’épreuves sont disponibles : V-Rally Cross, Rally, Hillclimb, Buggy et Extreme-Khana. Le Rally est évidemment la discipline principale, avec ses spéciales où l’on est seul face au chrono, alors que le V-Rally Cross et Buggy nous permettront d’affronter cinq autres adversaires. Le Hillclimb fait appel à tout notre talent de pilote avec des routes de montagne à gravir le plus rapidement possible au volant de puissants bolides. Enfin, Extreme-Khana nous laisse brûler de la gomme en tirant le frein à main à tire-larigot dans des zones industrielles à l’abandon ou un aéroport.
Malgré cette foison de modes de jeu, le nombre de circuits ou de pistes sont vraiment trop peu nombreux, on a bien trop souvent l’impression de tourner en rond…

V-Rally 4 – J’ai glissé chef !

Bien que V-Rally 4 ne bénéficie pas de la licence du Championnat du Monde des Rallyes, les développeurs sont ceux qui se sont chargés de WRC 7. C’est donc que l’on n’a pas affaire à des débutants, et ça se voit ! Enfin, ça se ressent.
En effet, bien qu’il ne s’agisse pas des tracés officiels, l’équipe française de KT Racing maîtrise son sujet en terme de création de pistes et le prouve haut la main. Bien pensés et piégeuses à souhait, elles mettront bien souvent nos talents de pilotage à rude épreuve. Les conditions météo, la lumière du soleil levant ou même l’adaptation du regard lors des variations des zones d’ombre ou encore les spéciales de nuit sont autant de pièges supplémentaires à déjouer pour monter sur la première marche du podium.

Je parlais de nos talents de pilotes, mais vous me direz à juste tire qu’il s’agit d’un jeu d’arcade. En réalité, c’est un pot-pourri mêlant des pistes exigeantes avec une inertie des voitures qui permet des passages d’épingle en crabe sans problème. De plus, les options d’aide au pilotage sont quasi inexistantes, seul le niveau de difficulté des IA adverses est réglable de 0 à 100, mais, même là, on peut très bien gagner une spéciale de 20 secondes comme la perdre de quelques dixièmes sans savoir pourquoi. En effet, on n’a aucune information sur les modèles ou la puissance des bolides à battre, le choix de notre véhicule semble également avoir très peu d’importance sur le résultat final. On se voit donc parfois réaliser un chrono parfait et se retrouver troisième. C’est particulièrement frustrant, surtout lorsque l’on sait que l’on peut aisément finir en tête en refaisant la même course à la milliseconde près…

Mais j’ai assez vite pardonné ces errements à V-Rally 4. J’ai retrouvé les sensations d’antan où il suffit d’un simple appel/contre-appel pour glisser parfaitement dans un virage en épingle. Pour cela il faut dire merci à un bon ressenti du poids des voitures et de son transfert dans les virages et les freinages. Après quelques courses à s’habituer à l’inertie des bolides on se retrouve vite à jouer avec pour glaner quelques précieuses secondes.

Graphiquement parlant, V-Rally 4 rend une copie plus qu’honorable.
Les voitures sont magnifiquement reproduites, leurs courbes quasi parfaites laissent à peine percevoir un léger aliasing. Certains paysages sont superbes, notamment celui de Malaisie avec ses chutes d’eau. La distance d’affichage offre un large panorama, même si on n’est pas là pour siroter une limonade en admirant la vue.
Le travail effectué sur les lumières et les effets de particules rend le jeu encore plus réaliste.
La seule ombre au tableau vient de la gestion des dégâts. On peut se prendre un arbre de plein fouet sans que la voiture ne se casse, il y a seulement un peu de tôle froissée. On est dans un jeu arcade, je le sais bien, mais il aurait été pas mal que les accidents aient une incidence sur la conduite, qu’il soit plus difficile de diriger le véhicule. Mais que nenni ! On peut complètement rater un virage, faire des tonneaux en veux-tu en voilà, et repartir à fond les gamelles sans que notre bolide ne bronche…

Du côté des sons, c’est quasi parfait. Les moteurs vrombissent avec rage et les bruitages d’ambiance nous feraient presque croire qu’on y est vraiment. Encore une fois, ce sont les collisions qui laissent à désirer avec des bruits métalliques étranges, notamment lors ses chocs carrosserie contre carrosserie des courses à plusieurs.
En revanche, le copilote s’en sort haut la main avec des instructions claires et précises, mais dont le timing laisse parfois à désirer.

 

V-Rally 4 – Mon avis

Que c’est plaisant de retrouver cette licence sur laquelle j’ai passé des heures sur ma PS1 !
Oui V-Rally 4 n’est pas parfait. Oui c’est un jeu très orienté arcade. Mais malgré son faible contenu, c’est un jeu agréable à prendre en main, que l’on joue seul ou à plusieurs en ligne. Son mode carrière assez mal pensé ne lui permet pas de boxer dans la même catégorie que les ténors du genre, mais c’est un bon petit jeu de course à sortir de temps en temps pour se faire plaisir et faire remonter la nostalgie de l’époque des consoles 32 bits.
En revanche, il est à déconseiller aux pros des simulations automobiles qui n’y trouveront pas leur compte et se lasseront bien rapidement.

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J’aime Je n’aime pas
Des tracés particulièrement bien conçus Manque cruellement d’épreuves
Une prise en main facile Le mode carrière mal conçu
Graphiquement assez beau La difficulté aléatoire
Le multi en ligne et local La gestion des dégâts

V-Rally 4
6/10
6/10
  • MOYEN - 6/10
    6/10

En Résumé

Le retour de V-Rally me ravit. Avec V-Rally 4, je retrouve les sensations du jeu d’arcade de l’époque de la PS1, mais avec des graphismes actuels. Malheureusement, il manque cruellement de contenu et lasse après quelques heures. Quoi qu’il en soit, il ravira les novices en matière de rallyes, les pros passeront leur chemin.

Daddy Gamer Chief

Papa de trois petites demoiselles, une de 9 ans, une de 3 ans et une toute fraîchement née ainsi que d'un petit garçon de 2 ans, j'arrive tout de même à concilier mon travail, mon rôle de père, ma passion pour le jeu vidéo et le basket. De ce fait, j'ai créé ce blog afin de partager avec vous tous mes passions, mais aussi mes expériences vidéo-ludiques avec mes enfants. Ce blog n'a pas vocation à remplacer les grands sites tels que jeuxvidéo.com ou GamerGen.com, mais bien de faire partager avec le plus grand nombre ce qu'est la vie de papa gamer avec quatre enfants.

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2 Comments

  1. David D. 7 septembre 2018
    • Daddy Gamer Chief 7 septembre 2018

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