Daddy, à quoi tu joues ? #30 – Call of Duty: Infinite Warfare

call-of-duty-infinite-warfareCall of Duty ! J’étais fan de la licence, mais depuis quelques années je me suis lassé. Il faut dire qu’outre les améliorations graphiques, le gameplay est resté sensiblement le même. Il y a bien eu les exosquelettes qui ont ajouté de la verticalité, mais ça n’a pas suffi à m’intéresser outre mesure.
Je n’avais donc pas l’intention d’acheter Call of Duty: Infinite Warfare, tout du moins pas tout de suite au prix le plus fort. Je comptais me le prendre en petit prix d’ici quelques mois… Mais j’ai craqué lorsque j’ai appris que l’édition Pro Legacy comportait un Steelbook

Puisque j’avais le jeu en main, je me suis dit : “autant l’installer et attaquer la campagne solo, de toute façon elle se finira en 6/7h comme d’habitude”…
Que j’avais tort !!!!

Call of Duty: Infinite Warfare

Nous sommes dans un lointain futur. L’humanité a épuisé les ressources de la Terre et est partie coloniser les autres astres du Système Solaire. Mais vint le jour où, ne supportant plus la politique décidée par les dirigeants de la Terre, la colonie de Mars crée une armée et part en guerre contre sa planète d’origine.

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Derrière ce scénario assez basique se cache une révolution pour la licence Call of Duty. En effet, avec Infinite Warfare, on est plongé dans la peau de Reyes, capitaine du Retribution, le plus gros vaisseau de la flotte terrienne. Notre but ultime sera d’arrêter l’amiral Salen Kotch (joué par Kit Harrington, Jon Snow dans Game of Throne).
Pour cela, on enchaînera les phases de FPS comme chaque Call of Duty, mais aussi – et c’est là la grande nouveauté – de shoot’em up dans l’espace.

À la manière d’un Mass Effect, le Retribution nous sert de HUB permettant de choisir sa mission. L’histoire de Call of Duty: Infinite Warfare n’est donc pas linéaire. On peut choisir de suivre bêtement les missions principales, ou bien de partir aux confins du Système Solaire pour réaliser des objectifs secondaires. Ils offrent la possibilité de découvrir d’autres manières de combattre le Front de Défense des Colonies.

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Les phases à pied sont très similaires à ce que l’on a toujours connu dans la licence. On avance, on shoote, on se cache un peu pour récupérer de la vie, on shoote, on avance… Avec de temps en temps des passages plus tranquilles où la furtivité est de mise.
Le fait que l’on soit dans l’espace, donc sans gravité, rend ces niveaux un peu plus intéressants que ce que l’on a l’habitude de voir.

Ce qui change vraiment dans Call of Duty: Infinite Warfare, ce sont les combats spatiaux. Reyes, commandant promu à la mort (violente) de son prédécesseur est pilote de chasse à bord d’un Jackal. Certaines missions se jouent donc à bord de cet astronef de combat dans des phases de jeu dignes d’un Top Gun ou d’un Ace Combat.
Étant un grand fan de ce style de jeu, autant vous dire que j’ai pris mon pied à chaque fois qu’il est proposé de monter à bord du Jackal.
Malheureusement, ces missions sont trop peu variées. J’aurais adoré affronter les “As” ennemis dans d’autres environnements que l’espace. Les développeurs ont fait un travail impressionnant sur les différents astres visités, il est dommage de ne pas pouvoir s’y affronter à bord de nos avions de chasse.

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Le scénario comporte 7 missions principales et 9 missions secondaires. En les terminant toutes, la campagne solo se finit en 8 heures environ. Mais au moment où les crédits apparaissent, on se dit que ce Call of Duty innove. Que peut-être un jour la licence intégrera un peu plus de niveaux où l’on contrôle un aéronef tout en ayant assez d’espace pour se sentir libéré du jeu sur rail dont la série use et abuse.

Côté technique

Graphiquement, on sent que le moteur du jeu commence à se faire vieux. Même si on en prend plein les mirettes tout au long de la campagne solo, certaines textures sont bien loin de ce que l’on peut voir dans des productions récentes. De plus, le feu, les nuages de poussière ou même la mer font tache parmi cette foison d’effets spéciaux spectaculaires…
Il arrive aussi que des ralentissements se fassent ressentir à certains moments où les éléments à afficher sont trop nombreux.

Mais bon, c’est vraiment chipoter tant la qualité visuelle de certaines missions est impressionnante. En effet, je prends pour exemple le passage sur la glace d’Europe, le satellite de Jupiter, qui est stupéfiant de beauté et nous montre combien nous sommes minuscules dans cette immensité.

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En ce qui concerne le gameplay, pas ou peu de surprises. On est bien avec un Call of Duty. La maniabilité est toujours aussi nerveuse et le mappage des touches reste le même, un habitué de la licence retrouvera ses sensations sans peine.
Les combats spatiaux sont eux aussi hyper instinctifs. Le Jackal se prend immédiatement en main et il n’est pas nécessaire de chercher comment le piloter durant des heures…

Les musiques, comme c’est le cas pour chaque épisode de la série, collent parfaitement à l’action et les bruitages nous maintiennent toujours en immersion. Jouer avec un casque 5.1 ou 7.1 et un vrai régal !

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Le multijoueur

Je ne vais pas m’attarder sur le mode multijoueur. Non pas qu’il manque de contenu, car avec ses 10 cartes et 15 modes de jeu différents, il n’a pas à rougir face à la concurrence. Son vrai défaut est son manque d’innovations.
En effet, le gameplay est exactement le même que celui de Black Ops III, les classes de soldats sont inutiles, car on peut leur attribuer n’importe quelle arme ou armure. Et pourquoi les combats en Jackal n’ont pas été ajoutés ? Pour une fois qu’une idée est bonne, pourquoi ne pas l’avoir intégrée dans le multijoueur ?
On devra se contenter des habituels “Recherche et Destruction“, “Capture du Drapeau“, “Élimination Confirmée“, “Uplink“, ect.

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Je n’ai jamais aimé le mode Zombies, je vais donc avoir du mal à vous en dire du bien. Pourtant il possède quelques nouveautés sympathiques.
Zombies in Spaceland regorge de fantaisies amusantes et de clins d’œil que les fans d’Activision (s’il y en a) sauront apprécier. L’action se déroulant dans un parc d’attractions, on peut découvrir de partout des activités interactives à découvrir. David Hasselhoff, héros de K-2000 ou Alerte à Malibu, est même présent en guest star. Il est le DJ du mode Zombies et peut nous venir en aide si certaines conditions ont été remplies…
Zombies in Spaceland est assez ennuyeux à jouer seul, il vaut mieux avoir trois potes avec soit pour de bonnes parties de rigolade.

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Mon verdict

J’ai acheté Call of Duty: Infinite Warfare sur un coup de tête et je ne m’attendais pas à être surpris. Les phases de shoot’em up en Jackal m’ont donné envie de refaire la campagne juste pour à nouveau piloter l’aéronef dans l’espace. Quel dommage que le multijoueur en soit privé !
Bien que très classique, ce Call of Duty version 2016 offre une campagne bien rythmée et qui en met plein la vue. Le multi est très complet malgré quelques lacunes et quelques cartes désagréables à jouer.
Battlefield 1 étant top compliqué pour les “Kévin Kikoolol”, “Pyjamas” et autres dénominations pour tous ceux qui jouent à un jeu PEGI 18 alors qu’ils devraient déjà être couchés, le multijoueur de Call of Duty: Infinite Warfare les regroupera tous. Il faut donc s’attendre à voir fleurir les “Miss Camping” et les insultes proférées par des voix qui n’ont pas encore mué…

Quoi qu’il en soit, Call of Duty: Infinite Warfare a été une bonne surprise pour moi.

Attention parents !
Call of Duty: Infinite Warfare est un jeu PEGI 18, avec des combats violents, du sang, des morts… Il est donc fortement déconseillé aux plus jeunes. (Et puis ça limitera le nombre de pyjamas en ligne… 😉 )

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J’aime Je n’aime pas
Un scénario plaisant… …mais qui aurait mérité d’être approfondi.
Les combats en Jackal… …mais pourquoi en avoir privé le multi ?
Les missions secondaires Techniquement dépassé
Le nombre de cartes en multijoueur Le multijoueur peu innovant
Trop de cartes désagréables à jouer en multi.

Call of Duty: Infinite Warfare
7/10
7/10
  • Scénario - 8/10
    8/10
  • Jouabilité - 8/10
    8/10
  • Graphismes - 7/10
    7/10
  • Bande-son - 8/10
    8/10
  • Durée de vie de la campagne - 6/10
    6/10
  • Multijoueur - 6/10
    6/10

En résumé

Call of Duty: Infinite Warfare est novateur dans la série, pour cela les développeurs ont piqué pas mal de bonnes idées dans les Mass Effect, Metal Gear, Halo, Star Wars… Malheureusement, cela n’a pas été assez approfondi. Il reste malgré tout un bon CoD agréable à jouer.

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Call of Duty: Infinite Warfare
7/10
7/10
  • Scénario - 8/10
    8/10
  • Jouabilité - 8/10
    8/10
  • Graphismes - 7/10
    7/10
  • Bande-son - 8/10
    8/10
  • Durée de vie de la campagne - 6/10
    6/10
  • Multijoueur - 6/10
    6/10

En résumé

Call of Duty: Infinite Warfare est novateur dans la série, pour cela les développeurs ont piqué pas mal de bonnes idées dans les Mass Effect, Metal Gear, Halo, Star Wars… Malheureusement, cela n’a pas été assez approfondi. Il reste malgré tout un bon CoD agréable à jouer.

Daddy Gamer Chief

Papa de trois petites demoiselles - 12, 6 et 2 ans - ainsi que d'un petit garçon de 4 ans, j'arrive tout de même à concilier mon travail, mon rôle de père et ma passion pour le jeu vidéo. De ce fait, j'ai créé ce blog afin de partager avec vous tous mes passions, mais aussi mes expériences vidéo-ludiques avec mes enfants. Ce blog n'a pas vocation à remplacer les grands sites mais bien de faire partager avec le plus grand nombre ce qu'est la vie de papa gamer avec quatre enfants.

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