Daddy, à quoi tu joues ? #106 – Days Gone

Il semblerait que les zombies soient à l’honneur ces derniers temps. Après un remaster de Resident Evil 2 de haute volée et un World War Z sympathique, c’est au tour de Days Gone de venir nous proposer sa version de l’apocalypse en exclusivité sur PlayStation 4.

Days Gone Deacon

Days Gone : apocalypse now !

L’histoire de Days Gone se déroule en Oregon, dans le nord-ouest des États-Unis, deux années après qu’une pandémie mondiale a tué la quasi-totalité de l’Humanité et transformé des millions de survivants en Freakers. Ce sont des créatures plus animales qu’humaines qui se déplacent en petits groupes ou en hordes de plusieurs centaines d’individus.
Quelques poignées d’hommes et femmes non infectés tentent de survivre dans des camps où ils essayent de maintenir un semblant de civilisation.

On joue Deacon St. John, un biker ex-hors-la-loi qui a dû laisser sa femme blessée partir dans un hélicoptère bondé du NERO (une agence fédérale de santé) il y a de cela deux ans.
Il vit désormais en compagnie de son pote Boozer hors des camps pour lesquels il rend quelques menus services en sa qualité de chasseur de primes…

Days Gone 02

Le scénario est conçu telle une série dont chaque épisode est une mission principale. On peut les effectuer dans l’ordre que l’on veut et tout s’imbrique au fur et à mesure. Cela aurait pu être une bonne idée, mais il s’avère que le résultat est brouillon. En effet, terminer une mission principale augmente le taux de complétion de l’arc narratif dont elle dépend, mais aussi d’autres sans que l’on ne sache pourquoi. Cela fait qu’on se perd rapidement sans vraiment savoir quel est le fil conducteur.

Enfin si un peu quand même, puisque l’on suit l’histoire de Deacon et de sa femme Sarah autour desquels gravitent nombre de personnages secondaires, gentils ou méchants.
À la manière d’un The Walking Dead, Days Gone essaye autant que possible de jouer avec nos émotions tout en mettant en avant ce que nous serions prêts à faire pour survivre et défendre nos proches dans de telles conditions.

Malheureusement, la progression est très inégale, la faute aux (trop) nombreuses missions annexes qui coupent le scénario tragique et plombent nos émotions. Difficile d’avoir de l’empathie pour les personnages dans de telles conditions.

Days Gone 01

Days Gone : no man’s land

Comme beaucoup de mondes ouverts, Days Gone reprend les mêmes mécaniques de jeu. La carte est absolument immense, il y a une quantité impressionnante de missions principales et annexes, des événements aléatoires et des collectibles en tout genre.

Peu surprenant, le jeu nous fait évoluer en terrain connu. En effet, on croise bon nombre de camps où toucher des primes, se reposer, acheter de nouvelles armes, améliorer notre moto, etc.
On y rencontre également de nouveaux personnages qui, bien évidemment, nous donnent de nouvelles missions à réaliser. Ce faisant, on gagne de l’argent et de la confiance. Plus un camp nous fait confiance, plus il nous débloque du matériel intéressant.

Days Gone Combat

Chaque camp est également la proie des Freakers, des anarchistes et autres maraudeurs. Nettoyer les camps ennemis et brûler les nids de mutants rend la région plus sûre, mais fait également grimper la confiance et l’XP de Deacon. Cela permet de débloquer une quarantaine de compétences.

On se retrouve donc régulièrement à utiliser le manque d’intelligence des humains et mutants présents en les contournant pour les prendre à revers et les éliminer en silence. On a beau disposer d’une grande quantité d’armes à feu et de grenades, on a tendance à plutôt utiliser l’arbalète ou l’élimination furtive au couteau pour ne pas attirer l’attention. Il faudra malgré tout choisir correctement son équipement, car certains mutants, notamment les ours, prendront les carreaux d’arbalète pour des cure-dents et demanderont un armement un peu plus lourd pour être occis.

Days Gone Freaker

Il arrive également que l’on se retrouve à pourchasser des renégats dont la tête est fortement mise à prix. Cela se fait lors de courses-poursuites lors desquelles il faut détruire le deux-roues adverse à coup de pistolet ou en fonçant dedans. L’amélioration de notre monture pour la rendre plus rapide et résistante est donc indispensable. L’agrandissement de son réservoir est une priorité, cela vous évitera de vous retrouver en panne sèche en milieu hostile. En effet, selon la difficulté choisie, les bidons d’essence à dénicher sont plus ou moins nombreux. Surtout qu’il est malheureusement impossible d’en transporter un sur la moto.

Days Gone 03

Days Gone : Deacon pas !

Les mutants sont essentiellement nocturnes. Même si on peut en croiser de jour, c’est surtout à partir du coucher du soleil qu’ils se montrent les plus actifs. On s’arrange donc pour faire un maximum de mission lorsque l’astre brille, même si le temps est plus souvent à la pluie dans l’Oregon – ce que Deacon ne manque pas de répéter à de nombreuses reprises…
Cela nous oblige également à gérer notre furtivité, car plus ils sont nombreux, plus ils seront à nos trousses si on oublie d’utiliser un silencieux.

Même si l’IA est bien souvent aux fraises, les interactions entre individus sont fréquentes. En effet, il n’est pas rare de voir un mutant ou un animal sauvage se jeter sur des pillards qu’on était en train d’affronter… Mais il faudra profiter de l’occasion pour prendre la poudre d’escampette au risque de devoir, à son tour, affronter le vainqueur du combat.

Days Gone Loups

Parfois, il peut être bien pratique de profiter de l’inimitié entre les différentes espèces. Il est effectivement tout à fait possible d’attirer un ours ou une meute de loups dans un camp ennemi pour qu’ils fassent tout le sale boulot à notre place.
Changer souvent de stratégie d’approche est certainement la meilleure solution pour éviter la redondance et l’ennui lors de la cinquantaine d’heures de jeu que propose Days Gone.

Durant tout ce temps, il ne sera pas rare de croiser une horde. Il s’agit sans conteste de “l’ennemi” le plus dangereux du jeu. Oui, j’ai mis ennemi au singulier, car bien que ces groupes soient composés de centaines de mutants, ils réagissent comme s’ils n’étaient qu’un. Un peu comme un banc de poissons ou un nuage d’étourneaux.
Pour pouvoir avancer dans le scénario, il nous est demandé par moment d’éliminer une horde. Attendez-vous à un affrontement stressant de longue haleine pour en venir à bout. Un équipement adéquat, un repérage préalable des lieux, un piégeage précis et une bonne dose d’adrénaline seront indispensables…

Days Gone Horde

Days Gone : mon avis

Days Gone souffle le chaud et le froid.
Il arrive à flatter notre rétine avec des décors et des effets de lumière magnifiques, notamment lorsque la météo est changeante. Un simple rayon de soleil qui perce les nuages peut donner une tout autre dimension aux superbes paysages et offrir une ambiance tout à fait différente.
Malheureusement, bien que le jeu ait été patché de nombreuses fois, notamment avec une énorme mise à jour de 21 Go, de très nombreux soucis techniques perdurent.

J’ai beau jouer sur PS4 Pro, il arrive trop souvent que le jeu saccade, notamment lors des passages en moto et surtout lorsqu’une horde apparaît. De nombreux bugs font disparaître certains personnages ou éléments du décor, parfois même ce sont les QTE qui n’apparaissent pas, nous obligeant à relancer la mission. Cela, en plus d’être frustrant, gâche encore plus l’expérience de jeu.

Days Gone Pluie

Et puis il y a cette foutue moto ! Il s’agit d’un élément central de Days Gone, limite aussi important que Deacon St. John, et pourtant elle est horrible à piloter. Combien de fois me suis-je retrouvé bloqué par un obstacle à cause d’une jouabilité trop imprécise ? Je ne saurais le dire tant j’aurais aimé foutre le feu à cette bécane de malheur ! C’est d’autant plus frustrant lorsqu’on doit rattraper un renégat ou pire, fuir une horde.

Bien qu’il soit peu raccord avec les standards de qualité auxquels Sony nous a habitués avec ses dernières productions, Days Gone reste malgré tout un jeu plaisant à faire, surtout lorsqu’on arrive dans sa seconde moitié. Il ne sera probablement pas le jeu de l’année, mais il reste malgré tout une belle et grande aventure que tout possesseur de PlayStation 4 se doit de faire. Surtout s’il aime les mondes ouverts !

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Days Gone
Note
7.5/10
7.5/10

En résumé

Days Gone est une aventure poignante et magnifique. Elle est malheureusement gâchée par des problèmes techniques trop nombreux et une narration en dents de scie. Il reste malgré tout un jeu fort plaisant à faire et une expérience qui restera dans les mémoires, notamment grâce – ou plutôt à cause – des hordes de Freakers.

J'aime

  • La carte est immense
  • graphiquement superbe, surtout les effets de lumière de la météo
  • La météo dynamique
  • Un aspect survie assez poussé
  • Les hordes sont une vraie menace
  • Une bande-son plutôt bien réalisée
  • La durée de vie d’une cinquantaine d’heures

Je n'aime pas

  • L’IA aux fraises
  • Le scénario en dents de scie
  • Les missions cassent le rythme dramatique de l’histoire
  • Bourré de bugs et de problèmes techniques, même sur PS4 Pro
  • La moto horrible à piloter
  • La gestion de l’essence vraiment agaçante

Daddy Gamer Chief

Papa de trois petites demoiselles - 12, 6 et 2 ans - ainsi que d'un petit garçon de 4 ans, j'arrive tout de même à concilier mon travail, mon rôle de père et ma passion pour le jeu vidéo. De ce fait, j'ai créé ce blog afin de partager avec vous tous mes passions, mais aussi mes expériences vidéo-ludiques avec mes enfants. Ce blog n'a pas vocation à remplacer les grands sites mais bien de faire partager avec le plus grand nombre ce qu'est la vie de papa gamer avec quatre enfants.

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4 Comments

  1. Michel44 20 mai 2019
    • Daddy Gamer Chief 20 mai 2019
  2. Jude 10 octobre 2019
    • Daddy Gamer Chief 10 octobre 2019

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