Daddy, à quoi tu joues ? #120 – Resident Evil 3 (2020)

Je vous le dis franchement, je n’avais jamais joué à la version originale de Resident Evil 3. En effet, lors de sa sortie en 1999 je venais de dégoter mon premier emploi – vendeur chez Micromania – et je n’avais d’yeux que pour la Dreamcast. C’est donc pour cela que je ne vais pas vous expliquer les différences remarquées par rapport à la version de la première PlayStation.
Au contraire, je le vois avec un regard tout neuf…

Resident Evil 3 : Nemesis

L’histoire de Resident Evil 3 se déroule deux mois après les événements du premier épisode et seulement vingt minutes avant ceux de Resident Evil 2, dont je vous avais proposé le test du remake l’an dernier.

Nous retrouvons Jill Valentine, qui mène toujours l’enquête sur la Umbrella Corporation et qui se retrouve pourchassée par un nouveau type d’abomination : le Nemesis. Cette créature créé de toute pièce par les savants fous de Umbrella n’est autre qu’une arme biologique programmée pour éliminer tous les membres du S.T.A.R.S., l’unité d’élite de la police de Racoon City.

Elle rencontre sur son chemin les agent de l’UBSC, la “police” d’Umbrella et notamment Carlos qui est son allié tout au long de l’aventure. On aura même l’occasion de le diriger à différents moments du jeu.

Graphiquement, le RE Engine fait toujours des merveilles. Difficile d’en douter après les résultats obtenus dans Resident Evil 7, RE2 et même Devil May Cry 5. Les visages son magnifiques, les effets de lumières impressionnants et le tout tourne en 60 images par secondes sans sourciller. C’est d’autant plus agréable lorsque l’action est frénétique, comme dans les poursuites avec Nemesis, et que l’on ne constate aucun ralentissement malgré les innombrables lumières, ombres et zombies affichés à l’écran.

Les visages sont toujours aussi beaux et les animations criantes de vérités. Hormis quelques errements des zombies qui font parfois demi-tour alors que nous somme une proie facile (mais ce ne sont que des zombies malgré tout !), il n’y a pas vraiment de reproches à faire.

De plus, la caméra à l’épaule comme dans le remake de Resident Evil 2 ajoute encore plus de visibilité globale dans les moments intenses, surtout lorsqu’elle vient se placer derrière Nemesis… Les morts vivants et le chasseurs de S.T.A.R.S. peuvent également ouvrir les portes, le Tyran est même venu me surprendre dans une salle de sauvegarde. Ce qui était impossible auparavant.

En ce qui concerne la bande son, c’est quasi parfait. En effet, la musique colle parfaitement à l’action en s’accélérant lors des phases d’action et ralentissant dans les salles sans dangers. Cela permet de savoir, juste en tendant l’oreille, si on a un risque d’être attaqué ou non… mais attention aux mauvaises surprises, j’ai eu l’occasion de voir Jill se faire mordre par un zombie alors que rien n’indiquait sa présence.
Les doublages sont également d’excellente facture. Les voix sont bien calées sur le mouvement des lèvres et le jeu des acteurs est très convainquant. La VF est donc idéale pour les néophytes, alors que les puristes seront ravis de savoir que la VOST est également disponible.

Resident Evil 3 : Tyran

Passons au nerf de la guerre : le gameplay. Alors qu’il est vrai que je n’ai pas joué à la version originale, je l’ai énormément vu tourner sur les écrans de mon magasin lors des semaines qui ont suivi sa sortie. Et en discutant avec quelques amis qui la connaissent bien, j’ai pu me faire une idée des différences entre le Resident Evil 3 de 1999 et celui de 2020.

Les habitués seront surpris de découvrir que certains passages ont disparu ou ont été fusionnés. C’est donc avec tristesse que j’ai appris que la scène du beffroi avait été supprimée, m’obligeant à aller la visionner sur YouTube. Malgré tout, les ajouts sont nombreux et, même si les puristes sont fâchés de ces suppressions, ce remake semble dans la lignée de RE2.

Comme le remake sorti l’an dernier, Resident Evil 3 propose une réécriture plus dynamique, avec des combats plus punchis, mais cela apporte également une quantité de munition un peu plus importante à trouver.

Les zombies apparaissent par vagues plus nombreuses, ce qui rend leur esquive plus compliquée, notamment vers la fin de l’aventure. Les headshots à coup de fusil à pompe sont à favoriser pour économiser les cartouches qui se font plus rares dans les niveaux de difficulté les plus élevés.

Et puis il y a cette pression permanente que Nemesis met sur nos épaules. Présent dès le début du jeu, il nous suit à la culotte tout au long de l’aventure. Heureusement, il y a quelques passages où il sait se faire oublier, mais on s’attend toujours à le voir débarquer à la moindre porte franchie…

Quelques monstres de la version originale ont également disparu, ce qui fait que par rapport à Resident Evil 2, je n’ai découvert que les Gamma des égouts et les Paleheads. Les araignées, les corbeaux et le Grave Digger sont apparemment aux abonnés absents. En revanche, les Brain Suckers font leur grande entrée… mais je ne vous dirais pas où !!!!

Enfin, en ce qui concerne l’arsenal à notre disposition, il est à découvrir au fur et à mesure de l’aventure et est très efficace face aux abominations qui se dressent devant nous. De plus, le système d’esquive s’avère particulièrement utile une fois correctement utilisé. En effet, une pression sur R1/RB bien placée permet d’échapper à un puissant coup de Nemesis. Si en plus on dispose d’une grenade ou d’un générateur électrique à proximité (en lui tirant dessus), le Tyran amélioré sera suffisamment ralenti pour nous laisser le temps de nous échapper…

Resident Evil Resistance

Resident Evil 3 intègre un mode multijoueur nommé Resident Evil: Resistance. Il s’agit d’un jeu à quatre en 3 contre un. Un joueur étant le maître du jeu, ou Mastermind, et les trois autres des survivants.

Le Mastermind dispose d’une grande quantité de pouvoirs à sa disposition. Son objectif est de séparer les survivants et de les tuer un par un. Il dispose en permanence de quatre cartes à utiliser afin de piéger les autres joueurs, dès qu’il en utilise une, une autre lui est offerte. Il peut voir ce qu’il se passe sur le terrain via des caméras de surveillance ou au travers les yeux d’une des créatures qu’il a placé sur la carte. Son but est de ralentir la progression des autres en fermant des portes, en piégeant des salles et évidemment en plaçant des monstres un peu partout afin de les éliminer un par un. Il peut invoquer des Tyrans ou Mister X en fonction du personnage choisi en début de partie.

Les survivants, quant à eux doivent… survivre ! Oui !
Valérie, la soigneuse, repère les objets de quêtes à distance ; January, la hackeuse, peut rendre le Mastermind aveugle en désactivant ses caméras ; Tyrone, le costaud de l’équipe, a comme pouvoir de booster la force de ses équipiers. Samuel, le boxeur, fait mal rien qu’avec ses poings ; Martin, le geek, est un pro pour pirater les machines ; Becca, la chasseuse, est efficace pour le tir à distance et Jill est un pro des armes et de l’esquive.

Malheureusement, ce mode de jeu est plus ou moins sympa à jouer en fonction du personnage choisi. En effet, alors que le sadisme des pouvoirs du Mastermind peut apporter beaucoup de plaisir à voir les autres joueurs se démener à survivre, jouer un survivant s’avère bien moins fun. Le problème vient notamment de soucis liés au level design, à un petit objet placé là qui bloque le passage alors qu’on s’imagine aisément pouvoir le déplacer ou le contourner (une chaise par exemple). Enfin, chaque action négative qui, par définition fait déjà perdre du temps, rajoute un malus en secondes bien regrettable. Il est malgré tout possible de rajouter un peu de temps au chrono en tuant un monstre ou en désamorçant un piège, mais le Mastermind est bien trop souvent favorisé pour qu’être dans la peau d’un survivant soit vraiment agréable à jouer.

Resident Evil 3 : mon avis

Dans la lignée du remaster de RE2 sorti l’an dernier, Resident Evil 3 m’a donné beaucoup de plaisir. Cette refonte graphique, la position de la caméra et le stress omniprésent en font un jeu incontournable.

Mais je lui trouve malgré tout quelques gros défauts. Le premier est évidemment le temps nécessaire pour venir à bout de l’histoire, puisque je l’ai finie en 5 heures et 41 minutes. Ce qui est très court. Oui, il y a une grosse rejouabilité et de nombreux collectibles à trouver, mais je ne suis pas un chasseur de Trophées et un seul run me suffit.

Même si c’est la première fois que je fais Resident Evil 3, je trouve dommage que toutes les scènes du jeu original n’aient pas été conservées. Je sais bien que plus tôt un jeu est sorti, plus tôt il rapporte de l’argent, mais en ces temps de confinement, je n’aurais pas été contre quelques heures de jeu en plus.

Je l’ai également trouvé moins “flippant” que Resident Evil 2. En effet, le stress est omniprésent, mais les sursauts sont bien moins légion que dans les autres épisodes.
Enfin, Resident Evil: Resistance n’est pas à la hauteur de mes attentes. Je ne suis déjà pas un joueur de multi, ce n’est pas avec celui-ci que ça va changer.

Je tiens quand même à finir sur une note positive, puisque j’ai adoré cette “nouvelle ” aventure. C’est donc un grand oui pour moi !

ATTENTION PARENTS !!!!!

Resident Evil 3 est peut-être un peu moins gore que RE2, il n’en est pas moins impressionnant pour les plus jeunes. Ma Grande Recrue (12 ans déjà) a voulu faire la maligne en me regardant jouer. Il ne lui a pas fallu longtemps pour être impressionnée et fuir mon bureau…
Ce jeu n’est pas pour les enfants de moins de 16 ans ! Ne vous faites pas embobiner par vos rejetons…

Daddy, à quoi tu joues ? #120 - Resident Evil 3 (2020)

Nom du jeu: Resident Evil 3

Description: Resident Evil 3 est un jeu vidéo de tir à la troisième personne de type survival horror développé et édité par Capcom, sorti le 3 avril 2020 sur Microsoft Windows, PlayStation 4 et Xbox One. Ce jeu est un remake de Resident Evil 3: Nemesis sorti en 1999 sur PlayStation.

Note
8/10
8/10

En Résumé

Ce Remake de Resident Evil 3 est encore une fois un bon moyen pour tous ceux qui n’ont pas pu jouer à la version originale sur la première PlayStation de le découvrir avec des graphismes et une jouabilité d’aujourd’hui. Même s’il est un peu moins passionnant que Resident Evil 2, il saura ravir tous les fans de survival horror.

J'aime

  • Une aventure prenante et intense
  • Graphiquement irréprochable
  • Nemesis met vraiment la pression
  • La VF vraiment très bonne

Je n'aime pas

  • Aventure finie en 5h41 en normal
  • Quelques passages ennuyants 
  • Le multijoueur peu intéressant
  • Moins flippant que les autres épisodes

Daddy Gamer Chief

Papa de trois petites demoiselles - 12, 6 et 2 ans - ainsi que d'un petit garçon de 4 ans, j'arrive tout de même à concilier mon travail, mon rôle de père et ma passion pour le jeu vidéo. De ce fait, j'ai créé ce blog afin de partager avec vous tous mes passions, mais aussi mes expériences vidéo-ludiques avec mes enfants. Ce blog n'a pas vocation à remplacer les grands sites mais bien de faire partager avec le plus grand nombre ce qu'est la vie de papa gamer avec quatre enfants.

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