Il n’y a pas que les jeux AAA dans la vie, il a Ebly et les jeux indépendants aussi ! Pixel Heart est un éditeur indépendant français qui a décidé de se spécialiser dans la réédition de vieux jeux rétro, comme des jeux Dreamcast, et l’édition de jeux indépendants. C’est donc en partie grâce à Pixel Heart que Tanuki Justice a pu voir le jour.

Pixel Heart a le goût de bien faire les choses et de choisir des petites perles afin de leur donner leur chance et qui rappellent de bons souvenirs aux vieux joueurs tels que Daddy et moi. Les développeurs de Wonderboy Bobi viennent piocher dans les titres qui ont fait les heures de gloire des jeux « run and gun » comme l’illustre Metal Slug avec leur Tanuki Justice. Mais est-il à la hauteur de ses aînés ?

Tanuki Justice nous met dans la peau d’un frère et de sa sœur tanuki ninja dans un Japon à l’époque féodale. Notre but, venir à bout de tous les ennemis qui menacent la paix et du boss final voulant dominer le monde, la même chose que tout ennemi intelligent tente de faire tous les jours. Ne comptez pas sur une une histoire travaillée, c’est vraiment comme à l’époque des consoles 8 bits, un léger contexte qui sert de prétexte pour éliminer des salves d’ennemis.

Tout ce qui faisait le charme de ces jeux à l’époque est présent, les graphismes sans être incroyablement beaux sont plaisants à l’œil, les personnages sont mignons et tout l’univers garde un certain sens. Les ennemis de base ne sont pas très variés, des ours ninjas ou samouraïs, des singes qui sautent partout… mais ça n’a pas de grande importance, le but c’est de ne pas les laisser s’accumuler et d’en venir à bout rapidement. Car ils ne vous laisseront aucun répit et Tanuki Justice est sans merci.

On peut tirer dans 8 directions, et « verrouiller » son tir dans une désirée en appuyant sur une gâchette, pratique pour certains boss. Qui dit jeu à l’ancienne, dit difficulté à l’ancienne. Vous n’avez pas le droit à l’erreur, un faux mouvement, un seul dégât et c’est la mort. Vous revenez à la vie au même endroit avec un très court temps d’invincibilité, il faut être vif, et surtout très habile. Un run and gun, c’est des ennemis, mais aussi de la plateforme, nous pouvons effectuer un double saut et là encore, il faut faire preuve d’une grande précision pour ne pas échouer dans des piques ou toucher un ennemi. 

Nous n’avons que 3 vies, mais il est possible d’en récolter dans les bonus qui parsèment les niveaux. Une fois vos vies écoulées, c’est l’écran de continue qui vous ramène au tout début du niveau. Il n’y a aucun checkpoint, mais les niveaux qui sont au nombre de 7, ne sont pas très longs, il y a un sous-boss au milieu et un boss très coriace en fin de niveau.

Dans les bonus, on peut récolter un bouclier qui nous permet d’encaisser un coup, un shuriken plus puissant et surtout avec une meilleure portée que celui de base qui ne va pas très loin, mais que vous perdez dès que vous perdez une vie, une motivation supplémentaire pour éviter de mourir et de perdre ce précieux sésame. On peut récolter également des sortes de gemmes qui viennent remonter notre jauge d’attaque spéciale. Cette attaque lance un gros shuriken dévastateur que nous vous conseillons de garder précieusement pour les plus gros ennemis. Cette jauge se remplit également en tuant nos adversaires, et oui, elle se vide aussi dès qu’on perd une vie.

Tout cela nous propose donc beaucoup de challenge, mais surtout beaucoup de frustration. Pour le choix des difficultés, nous avons : normal, hard et insane. Pas de place pour la facilité, ce n’est pas une partie de plaisir. Tanuki Justice n’est pas là pour vous détendre, mais pour mettre vos nerfs à vif. Attention donc pour ceux n’ayant pas beaucoup de patience… Heureusement, une fois le niveau terminé, il se débloque dans le choix de niveau après avoir relancé le jeu.

Comme précédemment dit, les niveaux ne sont pas très longs, si vous êtes habiles alors vous arriverez au bout des 7 tableaux en l’espace d’une heure ou deux. L’intérêt de ce genre de jeux comme à l’époque n’est pas de le terminer, mais d’y revenir de temps en temps pour une petite partie comme si on était sur une borne d’arcade. Et le plaisir ne vaut que quand il est partagé, il est donc possible d’incarner la sœur du héros pour un deuxième joueur. Ça peut faciliter les ennemis, mais la caméra aura du mal à suivre les deux joueurs… Attention donc à bien rester groupés.

Les graphismes sont chatoyants, colorés, les univers assez variés et les musiques agréables sans être mémorables aux sonorités propres des consoles 8 bits.

En conclusion, Tanuki Justice nous propose un run and gun satisfaisant, mais incroyablement frustrant dans lequel le moindre faux pas n’est pas permis. C’est du fun rapide et efficace pour les amateurs du genre, même si nous aurions apprécié un mode facile afin de pouvoir débloquer rapidement tous les niveaux et y revenir en plus difficile après.

ATTENTION PARENTS !!! 

Rien de bien méchant à signaler, les ennemis ne meurent pas dans des mares de sang, ils disparaissent simplement, il n’y a donc aucune violence ou aucun langage déplacé. Faites juste attention que votre enfant ne finisse pas par jeter la console ou la manette à force de perdre (ça nous est tous arrivé ! Non ? N’empêche que ma Gameboy fonctionne encore !).