TEST : mon avis sur la PlayStation 5 et la DualSense

Quelle fin d’année 2020 ! En à peine deux semaines nous avons eu la chance de voir sortir trois nouvelles consoles de nouvelle génération : la PlayStation 5 et les Xbox Series X|S dont je vous ai déjà proposé mon test.

J’ai eu beaucoup de veine, car j’ai pu précommander la Xbox Series X et la PS5, mais surtout de les recevoir le jour de leurs sorties respectives. C’est donc pour cela que je peux vous proposer un nouveau test de console, celui de la PlayStation 5.

Et puis si ça vous tente avant de lire mon avis sur la nouvelle console de Sony, je vous invite à aller jeter un œil aux déballages en vidéo et en photos que vous a proposé mon ami Vanou sur ce blog.

PlayStation 5 : petit rappel technique

Chez Sony on est resté plus traditionnel pour l’arrivée de la PlayStation 5. En effet, alors que Microsoft a beaucoup communiqué sur les nouveautés techniques des Xbox Series X|S (Quick Resume, Smart Delivery…), la firme japonaise a préféré mettre en avant la manette DualSense et les jeux.

Malgré tout, à l’instar de sa concurrente, la nouvelle console nippone offre également certaines améliorations techniques telles que le Ray-Tracing, le HDR, le HDMI 2.1 ou encore le VRR. Il est d’ailleurs fortement conseillé d’avoir un téléviseur compatible avec toutes ces normes pour profiter au maximum des capacités de la PS5.

Pour les amateurs de specs techniques, voici un petit tableau mettant en avant ce qu’ont les PlayStation 5 dans le ventre. Oui LES PlayStation 5, car il en existe deux modèles, un avec lecteur de disques et un sans.

PlayStation 5PlayStation 5 All-Digital
CPU– CPU Zen 8 cœurs cadencé à 3,5 GHz (fréquence variable)
– Gravé sur SoC AMD Ryzen 3e génération 7nm
– CPU Zen 8 cœurs cadencé à 3,5 GHz (fréquence variable)
– Gravé sur SoC AMD Ryzen 3e génération 7nm
GPU– AMD RDNA 2 d’une puissance de 10,28 TFLOPS avec Ray Tracing
– Gravé sur SoC AMD Ryzen 3e génération 7nm
– AMD RDNA 2 d’une puissance de 10,28 TFLOPS avec Ray Tracing
– Gravé sur SoC AMD Ryzen 3e génération 7nm
Architecture GPURDNA 2 optimiséRDNA 2 optimisé
Mémoire / Interface16Go GDDR6 / 256-bit16Go GDDR6 / 256-bit
Bande passante mémoire448 Go/s448 Go/s
Stockage interneSSD 825 Go avec contrôleurs mémoire spéciauxSSD 825 Go avec contrôleurs mémoire spéciaux
Bande passante stockage5,5Go/s (Raw), 8-9GB/s (Compressé)5,5Go/s (Raw), 8-9GB/s (Compressé)
Stockage amovibleEmplacement SSD NVMe au format CF CardEmplacement SSD NVMe au format CF Card
Prise en charge stockage externePrise en charge des disques durs externes via USBPrise en charge des disques durs externes via USB
Lecteur optique4K UHD Blu-rayNon

Comme vous pouvez le remarquer, hormis la présence d’un lecteur optique, les deux modèles de PS5 sont identiques. C’est donc à vous de décider si vous préférez acheter vos jeux à 70 € sur le PlayStation Store ou 50-55 € chez votre marchand habituel, sans parler des jeux d’occasion.

Le design de la console

Contrairement à Microsoft qui a choisi un design sobre pour sa Xbox Series X, Sony nous propose quelque chose d’un peu mon conventionnel. Les mauvaises langues diront qu’elle ressemble à un ventilateur sur pied ou à un tacos, mais c’est en réalité un bel objet qui mérite de trôner à côté de nos télés.

Bon, c’est vrai qu’elle est massive, très massive, puisqu’elle ne rentrera probablement pas dans tous les meubles TV, tout en sachant qu’elle a besoin de beaucoup d’espace pour être correctement ventilée et ne pas surchauffer. Prévoyez donc une belle place pour l’accueillir à proximité de votre écran.

Oui, la PS5 est énorme, mais c’est en partie à cause de son système de ventilation. Comme vous avez pu le voir dans nos déballages, les ventilateurs sont colossaux. Alors oui ils rendent la console volumineuse, mais elle est d’autant plus silencieuse… Par rapport à la PS4 Pro qui fait le bruit d’un Boeing 747 au décollage, seuls les chargements du lecteur optique de la PlayStation 5 viennent nous faire réaliser que la console est en marche.

Qu’elle soit positionnée à la verticale ou à l’horizontale, la PlayStation 5 nécessite d’être installée sur son socle. En effet, cet accessoire lui offre plus de stabilité et lui évite de glisser (lorsqu’elle est à l’horizontale). Pour faire les choses bien comme il faut, c’est préférable vu le prix de la machine, voici un tuto bien expliqué par Vanou.

Les performances de la PlayStation 5

Alors que Microsoft a montré ses muscles avec sa Xbox Series X, vantant ses 12 TFLOPS rendant sa console “la plus puissante du monde”, Sony est resté plus discret.

Et grand bien lui en a fait ! En effet, quelques semaines après les sorties des consoles de nouvelle génération, il s’est avéré que la PlayStation 5 offrait de meilleurs graphismes que sa concurrente. Les kits de développement de la PS5 étant arrivés bien plus tôt chez les développeurs, ceux-ci ont eu bien plus de temps pour maîtriser la console et optimiser leurs jeux. Cette différence visuelle ne se verra plus d’ici quelques mois, mais pour le lancement d’une nouvelle génération ces détails jouent en la faveur de la console japonaise.

En revanche, c’est du côté de son SSD que la PS5 pèche (un peu). Malgré la taille des jeux qui s’annonce colossale sur cette génération, Sony a opté pour un stockage de seulement 825 Go, mais cela ne laisse que 664 Go à l’utilisateur après l’installation du système… Il faudra donc investir dans l’acquisition d’une extension de mémoire, qui vient se brancher en interne… mais la firme a bloqué l’accès au port prévu à cet usage. Il faudra donc patienter en attendant de pouvoir étendre le stockage de nos PlayStation 5.

Malgré tout, le SSD de la PS5 est ultra véloce. Pour comparaison, il est 100 fois plus rapide que le disque dur de la PS4. Pour exemple, je me suis remis sur Marvel’s Spider-Man que j’ai testé à sa sortie, les temps de chargement sont désormais inexistants sur PlayStation 5. Vous pouvez utiliser le voyage rapide pour vous déplacer instantanément d’un bout de Manhattan à l’autre sans devoir attendre pour vous relancer dans l’aventure…

Spider-Man: Morales sur PlayStation 5

La DualSense

Quelle merveille ! Cette manette représente pour moi l’évolution de la nouvelle génération. En effet, elle a la bonne taille, le bon poids, son revêtement accroche légèrement au doigts et puis il y a ces gâchettes… et les vibrations !

Jamais le mot “haptique” n’a autant eu sa place dans le monde du jeu vidéo. Les vibrations de la DualSense font tout ressentir comme si on y était. Quand on marche dans le sable, on a vraiment l’impression d’être dans du sable grâce à la précision des vibrations de la manette. Elle est capable de simuler chaque surface, chaque explosion, chaque… je ne sais quoi d’autre ! Il faut l’avoir en mains pour ressentir ce dont elle est capable. De plus, le haut-parleur qui y est intégré rajoute une dimension à ces sensations.

Et puis il y a les gâchettes adaptives. Elles apportent également des sensations de retour de force encore inédites pour du jeu vidéo. Dans un jeu de tir tel qu’un Call of Duty, elles sont capables de simuler la résistance de la détente. C’est dans le jeu offert avec la PlayStation 5, Astro’s Playroom, qu’elles nous montrent tout leur potentiel. Effectivement, elles peuvent nous proposer la rigidité d’un ressort tout comme la souplesse d’un élastique…

Enfin bref, c’est tellement compliqué d’expliquer toutes ces sensations par écrit, que j’espère que vous pourrez essayer prochainement cette fabuleuse manette.

L’interface

L’interface de la PlayStation 5 est une évolution de celle de la PS4. On y retrouve à peu près les mêmes tuiles, mais plus petites et placées plus haut sur l’écran afin de nous laisser profiter des visuels des jeux ou des informations les concernant.

Malheureusement, la simplicité de l’ancienne interface a disparu. Se déplacer dans les différents menus est bien moins intuitif, il m’a même fallu plusieurs minutes pour comprendre qu’il fallait désormais appuyer légèrement sur le bouton PlayStation afin de faire apparaître une petite barre de menu au bas de l’écran pour pouvoir aller sélectionner l’option d’extinction de la console… Ouf !

En revanche, ce même bouton PlayStation permet de visualiser rapidement notre avancée dans le déblocage de Trophées en cours de jeu, et désormais on peut également savoir l’action à réaliser pour déverrouiller tel ou tel Trophée et même visualiser une aide de jeu pour y arriver.

Dans les bonnes idées ajoutées à cette interface, on retrouve le PlayStation Store qui a parfaitement été intégré sans avoir besoin d’ouvrir de multiples menus pour trouver notre bonheur. Il y a également deux nouveaux onglets qui divisent l’interface en deux. L’un est pour regrouper les jeux et l’autre contient toutes les applications telles que YouTube, Netflix, Disney+, etc.

Enfin, j’ai bien apprécié que l’on entende la musique du jeu lorsque l’on passe le curseur sur sa tuile. Ce n’est pas révolutionnaire, mais ça apporte ce petit plus d’ambiance sympathique.

PlayStation 5 : les jeux

Contrairement à sa concurrente, la PlayStation 5 sort avec des exclusivités. Il y a évidemment la démo technique Astro’s Playroom qui est un vrai bonheur à faire, non seulement parce qu’il nous fait revivre l’épopée PlayStation via une petite aventure mignonne, mais surtout parce qu’il nous fait découvrir tout le potentiel de la manette DualSense. De plus, c’est un premier Trophée Platine à récupérer sans trop de difficulté.

Mais il y a également Marvel’s Spider-Man: Morales et Sackboy’s Adventure dont je vous prépare les tests pour la fin de semaine, ou encore Demon’s Souls. Mais pour celui-ci je ne me risquerais pas à vous proposer un test, je tiens à mes manettes et à mon écran 4K…

Il y a également Bugsnax, qui est offert aux abonnés au PlayStation Plus. Grâce à cet abonnement, les possesseurs de PlayStation 5 disposent également de la PlayStation Plus Collection qui leur offre la possibilité de jouer à aux plus gros hits de la PS4.

Enfin, il y a les grosses licences des éditeurs tiers tels que Call of Duty: Cold War, Assassin’s Creed ValhallaWatch Dogs Legion ou encore NBA 2K21

PlayStation 5 : mon avis

Si vous me connaissez bien, attachez-vous bien à votre siège. Asseyez-vous bien, car ce que je vais écrire a déjà surpris mes amis et devrait également vous mettre une claque :

Moi le fan inconditionnel de la Xbox, je suis conquis par la PlayStation 5 et n’ai quasiment pas touché à la Xbox Series X depuis le 19 novembre. Voilà, c’est dit !

Mais, évidemment qu’il y a un mais, la différence entre les deux machines ne se fait que grâce à la DualSense. En effet, la manette est parfaitement adaptée à la taille de mes mains, son poids également, et c’est surtout ses fonctions haptiques et de retour de force qui ont fait pencher la balance en faveur de la PS5.

En revanche, tout ce que propose la DualSense doit être intégré dans les jeux par les développeurs, et ça, ce n’est malheureusement pas gagné. Je crains que cette manette ne soit pas exploitée à sa juste valeur et qu’elle finisse comme accessoire de luxe tel le Kinect ou le PS VR

Mon écran n’étant pas full compatible avec toutes les options de cette nouvelle génération, et comme je suis un peu myope, je ne serais pas capable de vous dire laquelle des deux consoles propose les plus beaux graphismes, mais il est clair que deux choses caractérisent le passage à la nouvelle génération de consoles : les 60 images par seconde minimum et la vitesse de chargement qu’offrent les SSD. Je peux vous assurer qu’après avoir goûté à la PlayStation 5, vous ne pourrez plus retourner jouer sur PS4 tant l’écart technologique est énorme entre les deux consoles.

TEST : mon avis sur la PlayStation 5 et la DualSense

En Résumé

La PlayStation 5 nous fait entrer pleinement dans la nouvelle génération grâce à son SSD NVME véloce, au Ray-Tracing et à toute la technologie qu’elle embarque. Mais sa plus grande révolution est incontestablement sa manette DualSense qui offre des sensations de jeux encore jamais ressenties.

J'aime

  • La manette DualSense
  • Console silencieuse
  • Une interface très fluide
  • Un SSD NVME véloce 
  • Le Ray-Tracing

Je n'aime pas

  • Le manque d’intuitivité de l’interface
  • Pas de vraie claque graphique pour le moment
  • Elle est vraiment trop grosse pour entrer dans un meuble TV

Daddy Gamer Chief

Papa de trois petites demoiselles - 12, 6 et 2 ans - ainsi que d'un petit garçon de 4 ans, j'arrive tout de même à concilier mon travail, mon rôle de père et ma passion pour le jeu vidéo. De ce fait, j'ai créé ce blog afin de partager avec vous tous mes passions, mais aussi mes expériences vidéo-ludiques avec mes enfants. Ce blog n'a pas vocation à remplacer les grands sites mais bien de faire partager avec le plus grand nombre ce qu'est la vie de papa gamer avec quatre enfants.

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