Daddy, à quoi tu joues ? #119 – Nioh 2

Il est actuellement compliqué pour moi d’être au taquet sur les tests comme j’ai pu l’être durant mon congé parental. En effet, il y a désormais plus d’un an, je pouvais tester plusieurs jeux par semaine et en publier mon avis au plus vite. Avec ma reprise du travail, vous aurez remarqué que mes tests sont devenus moins nombreux et le confinement avec les quatre enfants n’est pas pour autant plus aisé.

J’ai donc décidé de faire un essai. Comme j’ai eu beaucoup de difficulté à tester le premier Nioh, à cause de son taux de mortalité supérieur au COVID-19 et au fait que j’ai failli balancer ma DualShock 4 dans mon écran, j’ai proposé à la personne qui corrige habituellement mes articles de s’essayer à la rédaction d’un test. Et comme par hasard, c’est tombé sur Nioh 2

Voici donc un premier test d’un test (la répétition est volontaire hein 😉 ) fait par quelqu’un d’autre que Daddy Gamer Chief. J’espère que cela vous conviendra et si c’est le cas, il pourrait m’arriver de réitérer l’expérience. N’hésitez donc pas à venir me dire ce que vous pensez de ce test, que voici…

Il était une fois : Nioh 2

Il était une fois, un géant cornu qui est apparu dans un village lointain. Les villageois l’accueillirent avec joie, pensant qu’il apportait des bénédictions du monde des esprits. Mais le temps passant, ils se mirent à le craindre. Tourmenté par les villageois, il commença à les attaquer, jusqu’à ce qu’il soit surnommé Démon. L’un des jeunes du village décida de s’y opposer.
Il rassembla alors une multitude de pierres dorées, les forgeant en une lame qui brillait d’un éclat sinistre.
Avec cette lame mystérieuse, le démon invincible fut enfin terrassé.

Après cette introduction alléchante, place à la création de notre avatar.
Ce menu, qui nous permet de façonner notre personnage à notre convenance, est doté d’une palette de personnalisation très complète. En effet, nous pouvons choisir d’incarner, un homme ou une femme, dans lesquels des préréglages ont été définis pour rendre cette étape plus rapide et plus facile. Cependant, on peut pousser le vice beaucoup plus loin et faire les réglages manuellement, tout en modifiant la couleur de peau, des cheveux, forme du visage (oreilles, sourcils, front, pommettes, …), tatouages / cicatrices, ou encore même choisir de mettre différents maquillages.

Après avoir passé plus d’une heure à exploiter les différents onglets de chaque partie du visage, et avoir « enfin » pu trouver une bonne bouille (quand je vous dis que c’est très complet !), on passe à la personnalisation de la mutation Yokai (on en saura probablement plus par la suite). Ces différentes mutations (bestial, féroce et fantôme), tout comme l’avatar, peuvent être customisées, mais juste au niveau des cheveux (longueurs, coupes, couleurs des mèches, …) et du type de cornes (plusieurs formes différentes). Libre à vous de faire les modifications comme bon vous semble.
La modélisation du visage de notre personnage montre déjà que graphiquement, le jeu va envoyer du lourd.

Après être passé par la section « chirurgie esthétique », nous pouvons entrer dans le vif du sujet…

Graphiquement, le jeu est plutôt beau. Ce n’est pas une grande perfection non plus, car on se retrouve avec des textures simples mais cela reste bien correct. Les cinématiques sont quant à elles très propres et de qualités.

Nous avons le choix d’avoir des dialogues en japonais ou en anglais. Pour ma part, j’ai mis en japonais pour me mettre dans l’ambiance et un sous-titrage en français car, je ne comprends pas le japonais. Par contre les musiques sont très peu présentes et très discrètes pour le peu qu’il y en a. La prise en main est assez brouillon malgré tout, car il y a énormément d’informations qui viennent dans tous les sens et qui ne sont pas forcément utiles.

Nioh 2 : l’aventure c’est l’aventure !!!

À ce niveau-là, on connait à vrai dire peu de choses concernant l’histoire, hormis le fait que l’on incarne un être hybride, mi-humain mi-démon, qui part occire des démons Yokaï.

Nous débutons l’aventure par ce qui s’avère être le tutoriel. Ainsi, après avoir sélectionné 2 armes parmi les neuf proposées (telles que le katana simple ou double, des tonfas, des hachettes, un odachi ou autres armes japonaises), celles-ci nous apportent des points d’attributs supplémentaires (force, endurance, agilité, …).

Vient ensuite le choix de notre esprit protecteur parmi les trois proposés. Ils s’avéreront très utiles au cours de notre épopée.

Enfin, le tutoriel s’achève par quelques explications de bases concernant les attaques/défenses, esquive/garde, mais aussi quelques points du menu, qui pour les novices, nous offrent une multitude d’informations assez moyennement compréhensibles qui nous embrouillent rapidement…

Parmi les jauges du personnage, nous avons une indication de vie (qui descend à vitesse grand V dès le premier coup subit) ; la jauge de Ki, pour l’endurance. Elle diminue plus ou moins rapidement en fonction des attaques rapides ou fortes portées, des esquives ou des courses. Bien évidemment, elle se remplit aussi lentement, ce qui est très problématique lors des combats. En effet, elle nous empêche pendant quelques instants d’infliger des coups ou d’éviter des attaques si elle est complètement vide.
Et enfin, la jauge d’Anima qui, une fois pleine, permet d’utiliser des coups spéciaux comme des contres explosifs (indispensable quand on le maîtrise bien) ou bien s’incarner en démon pour un temps limité.

Nioh 2 : Que c’est dur !… Mais duuuuuuuuuuuur !!!

Sans mentir, mes premiers pas dans l’aventure ont été très laborieux. Moi qui ne suis pas du tout un habitué des RPG, j’ai eu énormément de mal à apprivoiser le menu (dû à l’excès d’informations qui apportent plus de « clarté » par la suite), la gestion des équipements (car chaque élément de l’armure a un poids qui, s’il est trop élevé, impacte l’agilité de notre personnage), les arbres de compétences des différentes armes et des aptitudes de notre héros…

Ce jeu est dur, très dur. Pour ainsi dire, j’ai rencontré un premier ennemi, une sorte de « gobelin-squelette », qui d’une seule attaque, a vidé quasiment la moitié de ma jauge de vie. Evidemment, dès que j’en ai rencontré un autre, il m’a tué d’un coup !
C’est en utilisant un autel de prière à proximité que l’on regagne de la vie sans utiliser les très rares élixirs. C’est également l’occasion d’augmenter les points de compétences grâce aux Amritas gagnés sur les ennemis.

Je recommence, je bats les deux monstres, je progresse un peu, en rencontre d’autres, et hop, re-mort. GRRRR !!!

J’ai fait 1h30 de jeu et je n’ai avancé que l’équivalent de 200m in-game… La loose totale quoi !

Tout ça pour vous dire que si l’on veut progresser dans le jeu, il faut vraiment faire un maximum de petits combats dès le début, revenir à l’autel pour reprendre de la vie et retourner sur le front afin de pouvoir monter en niveau et ainsi rendre la difficulté un peu plus “abordable”. Attention malgré tout, les ennemis déjà tués réapparaissent si on recharge sa vie à l’autel. Donc oui ça permet de gagner rapidement en niveau, mais ça fait d’autant plus d’ennemis difficiles à battre…

Tiens, en parlant de montée de niveau, il faut savoir que les Amratas que l’on gagne à chaque combat doivent être utilisés dès que possible pour une amélioration, car si l’on meurt au combat, notre tombe jaune brillante se place là où l’on a péri. Si l’on trépasse une fois de plus alors que l’on n’a pas pu récupérer le contenu de notre tombe, on peut dire adieu à toutes nos chances d’évoluer, puisque tout se retrouve à zéro. Il faudra donc recommencer d’autres combats pour espérer devenir plus fort.

Cependant, en recommençant maintes et maintes fois, j’ai pu continuer à avancer un peu plus loin, rencontrant de sympathiques choses en cours de route, en cherchant dans les recoins, des Kodamas. Ce sont des sortes de créatures qui ressemblent à des petits champignons luisants, qui permettent d’obtenir certains bonus, comme augmenter la quantité d’Amrita obtenue, le taux de butin des équipements ou celui des élixirs.

Au détour d’un chemin, on peut également découvrir des tombes de deux couleurs différentes : des tombes rouges ou bleues. Les rouges, appelées aussi tombes sanglantes, permettent d’invoquer le fantôme d’un joueur humain mort au combat. Contrôlé par l’I.A, vous pouvez le combattre, et si vous en sortez vainqueur, vous récupérez des pièces d’équipement.
Les bleues, quant à elles, sont appelées des tombes bienveillantes. Elles peuvent être accessibles grâce à des coupes Ochoko, que l’on trouve dans les tombes sanglantes. Elles permettent également d’invoquer le fantôme d’un joueur, toujours contrôlé par l’I.A, mais cette fois-ci il combattra à nos côtés pour nous aider à anéantir les ennemis.
Ouf !!! Quel soulagement, ça permet de respirer un peu, surtout si on est rik-rak niveau vie.

3ème jour sur Nioh 2 et je n’ai toujours pas réussi à finir ce P***** DE PREMIER NIVEAU !!!!

5ème jour de jeu et je n’arrive toujours pas à progresser, car je vois le bout du niveau, qui se situe au fond du village. Et lorsque l’on franchit la double porte qui indique la fin, on se retrouve à affronter le boss de fin de niveau. Et ce qui coince, c’est que malgré l’apprentissage des esquives, contre explosif, etc… le niveau du personnage n’est pas suffisant. Donc il faut continuer les combats contre les ennemis ; encore… et encore… et encore ; mourir encore… et encore… et encore… Un éternel recommencement.

7ème jour de pétage de plomb d’arrachage de cheveux de manette presque envolée de jeu, en ayant mon personnage évolué au niveau 21, je parviens ENFIN (ALLELUIA !) à battre ce boss de fin de niveau.

Je tiens à le rappeler : ce jeu est vraiment difficile comme pas possible. Il est possible que je ne sois pas un pro, que je ne sois pas à la hauteur, que je n’ai pas le niveau ou que je me débrouille comme un manche (ce qui est fortement possible), mais en tout cas, c’est une grande fierté de l’avoir battu, et surtout pouvoir continuer l’aventure.

Ce qui me fait grandement « peur », c’est que ce n’est QUE le début !!!

Finalement, en continuant l’aventure, j’ai vraiment l’impression que je viens de laisser le plus dur derrière moi. A moins que le fait d’avoir un personnage au level 25 pour un niveau suivant recommandé de 9, permet de le faire de manière plus abordable.

Il ne faut rien lâcher, c’est comme ça que l’on avance !

Nioh 2 : Hara-Kiri d’office !

Je ne peux pas être plus clair de dire que ce jeu est difficile. En effet, après des jours ? Des semaines ? Des mois peut-être ! J’ai perdu le compte des heures de confinement à essayer d’avancer coûte que coûte pour venir à bout de Nioh 2.

Pour les joueurs qui ne sont pas du tout habitués à ce genre de jeux, ou bien qui n’ont pas la patience de recommencer énormément de fois lorsque la mort est présente à la moindre erreur, passez-votre chemin !!!!

À moins que vous ayez un très grand budget manette, car plus d’une fois ça a failli voler ! Cependant, Nioh 2 reste un jeu très complet, notamment son côté RPG ainsi que la création de personnages. Et, pour ceux qui aiment les chiffres, selon le type joueur que vous êtes, vous devriez arriver à voir les crédits de fin autour de la cinquantaine d’heures. Mais votre manette y survira t-elle ?

Un grand merci à Loïc pour son test ! N’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez histoire que je le flagelle pour que je réitère l’opération, ou pas.

Daddy, à quoi tu joues ? #119 – Nioh 2

Nom du jeu: Nioh 2

Description: Maîtrisez les arts mortels du samouraï dans la peau d'un mystérieux guerrier mi-humain, mi-yokai aux pouvoirs surnaturels, dans ce RPG d'action exigeant.

Note
7.5/10
7.5/10

En résumé

Nioh 2 est un jeu très exigeant dans lequel il faut mourir, mourir et encore mourir contre le même ennemi pour trouver la faille et enfin réussir à le battre. Il est à réserver aux adeptes du genre et il est conseillé de renforcer votre manette ou/et protéger votre écran… Crises de nerfs assurées !

J'aime

  • La création du personnage très pointue
  • Un ensemble RPG très complet
  • Des graphismes et une ambiance sympathiques
  • Des arbres de compétences et un choix d’armes très conséquents

Je n'aime pas

  • Une difficulté plus qu’extrême
  • Des menus et informations RPG peu lisibles pour les novices
  • Que c’est dur !
  • Purée que c’est dur !
  • ******** Arghhhhhh c’est trop duuuuuuur ! Mais pas insurmontable…

Daddy Gamer Chief

Papa de trois petites demoiselles - 12, 6 et 2 ans - ainsi que d'un petit garçon de 4 ans, j'arrive tout de même à concilier mon travail, mon rôle de père et ma passion pour le jeu vidéo. De ce fait, j'ai créé ce blog afin de partager avec vous tous mes passions, mais aussi mes expériences vidéo-ludiques avec mes enfants. Ce blog n'a pas vocation à remplacer les grands sites mais bien de faire partager avec le plus grand nombre ce qu'est la vie de papa gamer avec quatre enfants.

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