Daddy, à quoi tu joues ? #121 – Maneater

Je l’avoue, je n’attendais pas grand chose du jeu lorsque j’ai demandé à tester Maneater. Mais j’ai souvent eu de bonnes surprises avec des jeux atypiques, et on peut évidemment dire que nous avons là un OVNI vidéoludique.

J’ai donc enfilé mon masque et mes palmes pour prendre la direction de Port Clovis et rendre visite à un requin bouledogue en quête de vengeance…
Voici mon test !

Pete l’Ecailleux

Maneater : ce n’est pas la mer qui prend l’homme…

Maneater se présente comme une émission de télé-réalité. Une équipe de journalistes suit Pete l’Ecailleur (Scally Pete en VO), un chasseur de requins dont le seul but est de tuer le mégalodon qui a pris son père comme en-cas.

C’est donc avec une femelle requin bouledogue que nous apprenons les rudiments du gameplay de Maneater dans un court tutoriel. Oui court, car on croise rapidement la route de Pete qui s’empresse de capturer la squale et de l’éventrer pour en extraire sa progéniture. Mais il ne s’attendait pas à ce que le nouveau né lui arrache un bras avant de prendre le large…

Nous voici donc à contrôler un bébé requin qui n’aura de cesse de se nourrir afin d’évoluer et se venger de l’horrible Pete.
Pour cela, il faudra dévorer tout ce qui passe à notre portée afin de récupérer des nutriments (protéines, graisses, minéraux…) et combattre de nombreux ennemis pour monter en niveau et ainsi grandir.

C’est l’histoire de la vie…

Maneater est un action-RPG à monde ouvert. Il est indispensable d’aller se frotter à plus gros que soi pour gagner rapidement en level. Ainsi, c’est en ayant croqué les barracudas, alligators, requins (makos, grands blancs, marteaux), orques et cachalots que notre squale passe de bébé à adolescent, adulte, ancien, puis méga… Mais il ne faut pas avoir les yeux plus gros que le ventre, car la différence de niveau a son importance. Ne vous imaginez pas vaincre un croco level 20 depuis votre petit niveau 10, sinon vous allez très vite passer du statut de prédateur à celui de proie.

Pour nous aider à vite et bien grandir, les fonds marins sont pleins de menu fretin à se mettre sous la dent : mérous, tortues, phoques… Les espèces à dévorer sont nombreuses, leur niveau influe également sur le nombre de nutriments gagnés et surtout la vie récupérée après un dur combat.
Et il y a évidemment… les humains !

Bien gras, ces petits mammifères sont un met de choix pour notre requin. Il lui servent également d’apports en protéines, mais ils font surtout grimper notre jauge d’infamie qui, une fois un palier atteint (il y en a 10), provoque l’arrivée de chasseurs de requins. Ceux-ci sont équipés de bateaux plus ou moins solides, d’armes à visée laser et automatiques ou même de dynamite. Il y a également des plongeurs plus ou moins bien équipés qui viennent aussi nous mener la vie dure.

C’est après avoir détruit quelques bateaux qu’un boss arrive. Mieux équipé et armé que les autres chasseurs, il peut nécessiter une technique d’attaque plus puissante que ses subordonnés. Mais le jeu en vaut la chandelle, car il apporte un élément de customisation pour notre requin.

Eh oui, en tout bon RPG qui se respecte, Maneater propose des éléments de personnalisation. Bien qu’ils changent l’aspect de notre squale en le rendant plus impressionnant, ils apportent surtout des capacités fort pratiques. Classés en trois catégories : osseux, électrique ou sombre, ils nous offrent plus de résistance et une morsure plus puissante (osseux), des attaques électriques ou empoisonnées.

Terminer un ensemble de tâches par zone (récupérer des plaques d’immatriculation, casser un panneau signalant un lieu insolite…) permet également de débloquer des éléments de personnalisation ou des capacités spéciales telles qu’un sonar, la possibilité de se déplacer quelques instant sur la terre ferme, ou mieux assimiler tel ou tel aliment…

Maneater : les dents de la mer ?

L’important dans un jeu de ce type, c’est le gameplay. Maneater réussit l’exploit à rendre les déplacements aquatiques du requin réalistes et assez faciles à exécuter. On maîtrise très rapidement l’art de sauter hors de l’eau, les attaques et les coups spéciaux. Malheureusement, le système de verrouillage n’est pas pratique et on se retrouve assez souvent à tourner en rond tout en espérant retrouver la trace de notre ennemi avant de servir nous-même de repas.

La caméra est souvent capricieuse, mais on arrive à la dompter en jouant du stick droit. Mais le principal défaut de Maneater est sa répétitivité. En effet, la carte est divisée en plusieurs zones où de nombreuses missions nous attendent, mais celles-ci sont redondantes. Suivant le même schéma, il faut aller réguler la population d’une espèce en tuant un certain nombre de ses membres, chasser un prédateur, tuer un boss… pour pouvoir aller accéder à la zone suivante…
Les seules véritables différences de ces zones résident dans les animaux que l’ont peux y croiser. En effet, notre menu différera en fonction de la profondeur des eaux.

Mais il y a un autre aspect de Maneater à prendre en considération : l’humour et la dérision omniprésente.

Une voix off cynique et amusante narre ce qu’il se passe et casse la monotonie des profondeurs. Comme dans un documentaire animalier, le narrateur souligne régulièrement les situations parfois incongrues que l’on peut rencontrer, mais surtout les nombreux lieux pittoresques à visiter. Je vous laisse le plaisir de les découvrir par vous-même, mais la plupart des geeks que nous sommes reconnaîtront les très nombreux références cinématographiques cachées dans les profondeurs…

Graphiquement, Maneater est très correct. Il est effectivement loin des plus beaux jeux que sont capables d’afficher nos machines, mais l’essentiel et là et ne gâche en rien le plaisir de jouer. Je regrette juste que le patch qui nous était promis pour la sortie n’ait pas encore été déployé, car ma Xbox One X a subit de nombreux crashs et un bug m’empêche de “platiner”, car quatre Succès sont bloqués à cause d’un panneau jaune qui n’est pas là où il devrait être. Mais pas de panique, je suis certain qu’il sera très rapidement disponible.

Passons rapidement sur la bande-son, qui faute d’être inoubliable, sait se faire discrète.

Mon avis

Je n’attendais pas grand chose de Maneater, enfin si, je m’attendais à un jeu développé à la va-vite dont on perçoit juste le potentiel.
Eh bien même pas ! Je me suis bien amusé durant les 21 heures qu’il m’a fallu pour le finir et “platiner” dans la même partie (moins les succès non débloqués à cause du bug). Alors oui les missions sont (très) répétitives, mais le plaisir de jouer est là. L’envie de tout découvrir, de tout dévorer… La rejouabilité est certes quasi nulle, mais j’espère vivement que les développeurs de Tripwire Interactive nous proposeront rapidement des DLC tous aussi plaisants à jouer.

ATTENTION PARENTS !!!!!!!

Maneater est un jeu PEGI 18, soit déconseillé aux moins de 18 ans. En effet, l’hémoglobine coule à flots et la violence est omniprésente. De plus, l’image du requin dévorant des gens pourrait provoquer des cauchemars pour les plus jeunes et sensibles d’entre-nous.
Soyez vigilants !

Daddy, à quoi tu joues ? #121 - Maneater

Nom du jeu: Maneater

Description: Maneater est un action-RPG dans lequel on joue un requin dont l'objectif est de dévorer l'homme qui a éventré sa mère et ainsi provoqué sa naissance prématurée. Mais pour cela il va devoir grandir et évoluer...

Note
6.5/10
6.5/10

En résumé

Maneater est une bonne surprise. Je m’attendais à un jeu à oublier bien vite, mais je me suis retrouvé happé par ce requin avide de revanche. Une histoire passionnante dans ses premières heures, mais qui devient trop vite répétitive. Quoi qu’il en soit, cet action-RPG saura ravir les fans de jeux sans prise de tête avec une pointe d’humour et de dérision. 

J'aime

  • Une bonne partie de l’aventure est  jouissive 
  • Graphiquement propre sans fioritures
  • La customisation du requin
  • L’humour cynique du narrateur

Je n'aime pas

  • Trop répétitif
  • La caméra et le système de verrouillage
  • Seulement 21 heures de jeu pour le finir à 100 %
  • La difficulté trop basse une fois le requin amélioré à 100 %

Daddy Gamer Chief

Papa de trois petites demoiselles - 12, 6 et 2 ans - ainsi que d'un petit garçon de 4 ans, j'arrive tout de même à concilier mon travail, mon rôle de père et ma passion pour le jeu vidéo. De ce fait, j'ai créé ce blog afin de partager avec vous tous mes passions, mais aussi mes expériences vidéo-ludiques avec mes enfants. Ce blog n'a pas vocation à remplacer les grands sites mais bien de faire partager avec le plus grand nombre ce qu'est la vie de papa gamer avec quatre enfants.

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